Exploitation des ressources minérales au Burkina  : TENFOREST en vigie

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La plateforme des champions de tenures foncière et forestière, TENFOREST, était face aux hommes de média ce samedi 15 décembre 2018 à Ouagadougou. Objectif : Partager les résultats en rapport avec le respect des droits de tenures et le partage équitable des bénéfices issus de l’exploitation des ressources minérales au Burkina.

Dans le but d’améliorer les droits de la tenure  foncière et forestière et de permettre de tirer un meilleur profit de l’exploitation de ses ressources à la population pauvre et vulnérable, notamment les femmes, TENFOREST s’est fixé plusieurs objectifs. Il s’agit, entre autres, de mener des réflexions et des recherches pour une meilleure prise en charge des droits de tenures foncière et forestière, de conduire des actions de plaidoyer dans son domaine de compétence au bénéfice des communauté locales vulnérables.

 Le respect et la tolérance, la justice et équité, l’égalité, le genre, la solidarité et synergie d’action voilà les bases de TENFOREST. Ces bases ont permis de relever des actions de plaidoyer. Le cas de Yacouba Sawadogo en est un exemple. En effet, la TENFOREST a été saisie de la menace sur le site de « l’homme qui a arrêté le Sahel ». « Nous avons constaté qu’il n’y a pas mal de sites qui sont menacés, particulièrement à Ouahigouya », a lancé le président Alain Traoré. « On a relevé une douzaine de sites du genre de Yacouba (Sawadogo) qui sont menacés par l’extension de la ville et celui-ci était plus criard. Il y avait 19 parcelles. Alors nous avons mis en place un plaidoyer », a-t-il ajouté.

TENFOREST a réalisé une étude en rapport avec l’analyse des acteurs et parties pertinentes. Elle a aussi dressé un état des lieux de la tenure et du partage de bénéfices au profit des communautés locales sur la question des ressources extractives dans plusieurs pays comme le Burkina Faso, le Mali, le Sénégal et la Guinée.

« À l’instar des pays de la sous-région tels que la Guinée, le Mali et le Sénégal, membres des mêmes regroupements économiques sous régionaux que sont l’UEMOA et la CEDEAO,  le Burkina Faso a opté pour des politiques et textes “ attractifs” pour les investisseurs, contribuant ainsi à l’exploitation de l’énorme potentiel minéral dont regorgent les sous-sol de l’Afrique de l’ouest » a rappelé le président de la TENFOREST.

Ces investissements devraient entraîner une croissance économique tout aussi importante et induire un développement durablement, tire-t-il comme conséquence, car selon lui, ce choix de politique se mesure au nombre de plus en plus croissant d’investisseurs dans le secteur des ressources minérales.

Bien que le Burkina Faso ait adopté en 2015 un nouveau code minier avec les nombreuses avancées, TENFOREST dit rencontrer des difficultés, notamment celles de l’accès aux autorités et par ailleurs, souhaite avoir des partenaires supplémentaires car, pour le président, le besoin sur le terrain est bien réel.

Dahmata ILBOUDO (stagiaire)

Burkina 24



Rédaction B24

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