Fêtes de fin d’année : La sécurité ouvre l’oeil

Pas de quartier libre pour les élèves assistants de police et leurs aînés de l’Ecole nationale de police à l’occasion des réjouissances de fin d’année. De la régulation de la circulation aux contrôles aux portails d’entrée des lieux de culte, tout y passe. « Rassurant », apprécient les habitants de la capitale.

A l’entrée de la cathédrale, Leila et Ashley attendent les fidèles chrétiens venus célébrer la naissance du Christ. Elles tiennent chacune un lot imprimé des chants prévus pour la messe. Chaque fidèle qui franchit la ligne de contrôle se voit proposer le petit livret pour la modique somme de deux cents francs. Elles trouvent rassurante la présence policière avec les fouilles combinées à la détection de métaux.

« Ça pourra mieux rassurer ceux qui sont là pour la prière. C’est vraiment adéquat pour tous ceux qui seront là ici, apprécie Leila. A part ceux qui auront des pensées détournées ». Pour Ashley, « c’est parfaitement mieux comme cela ».

Mme Compaoré fait partie des premiers fidèles à franchir le portail d’entrée. Comme tous ceux qui sont passés par là, elle a été fouillée. « C’est très bien. On est rassuré », apprécie-t-elle.

C’est la première fois pour Fidèle Yaméogo d’aller à la messe à la cathédrale. Tout comme Mme Compaoré, lui aussi trouve « très bien » le dispositif sécuritaire mis en place. « C’est rassurant quand on essaie de savoir que tous ceux qui rentrent sont en règle et n’ont pas quelque chose dans leur poche qui peut créer des désordres ici », dit-il.

En plus de l’ancien président de la république Michel Kafando, le ministre de la sécurité Clément Sawadogo est rencontré. Il confie avoir sillonné la ville de Ouagadougou pour se rendre compte  de l’effectivité des mesures qui ont été préconisées et encourager les hommes et femmes mobilisés pour s’assurer que les honnêtes citoyens puissent vaquer tranquillement à leurs occupations.  

« Tout le monde est en place. Le travail se fait normalement. Les fouilles s’opèrent à l’entrée des églises pour s’assurer vraiment que ce sont des chrétiens qui viennent pour prier et non des personnes malveillantes qui cherchent à s’infiltrer », commente-t-il.

Ce sont des mesures qui sont prises sur l’entièreté du territoire national mais d’une manière générale dans les centres urbains. Les patrouilles s’effectuent également sur le circuit interurbain.

Le commissaire principal de police Abdoulaye Belem, commandant de la Brigade Anti criminalité de Ouagadougou, est chargé de superviser le dispositif fixe et mobile instauré pour la période qui va de la mi-décembre à début janvier prochain. Pour ce 24 décembre, la sécurisation des lieux de culte fait partie des priorités.

« C’est fouiller les gens, faire la détection à l’entrée des lieux de culte et mettre en place des hommes aux points que nous supposons fragiles de sorte à pouvoir faire face à toute menace qui pourrait être dirigée contre ces lieux ». Pour cette nuit du 24 au 25 décembre, en ce qui concerne les lieux de cultes comme la cathédrale, la paroisse Saint Jean XXII et des autres églises à l’intérieur de la capitale, ses éléments peuvent compter sur le concours des membres du service d’ordre.

Oui Koueta

Burkina24



Oui Koueta

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