Sécurité intérieure : La police nationale a 69 ans

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La Police nationale a 69 ans le 28 décembre 2018. Pour la deuxième fois après  2007, l’institution commémore son avènement.

Du chemin a été parcouru par la Police nationale. Elle est passée des dénominations de Sûreté Territoriale dès sa création par arrêté n° 498 du 28 décembre 1949 en passant par Direction de la Police Territoriale, Direction des Services de Sécurité, Direction de la Sûreté Nationale jusqu’à la dénomination de direction Direction générale de la police nationale par décret n°81-245 du 22 mai 1981, portant organisation du ministère de l’intérieur et de la sécurité.

« Il faut marquer un arrêt, regarder dans son rétroviseur, faire le point de la situation pour se forger un bon chemin dans l’avenir », commente l’actuel directeur, le 23e depuis le départ du dernier colon français qui l’a présidé. 

Intervenant « dans un contexte où le Burkina connait beaucoup de défis en matière de sécurité », a indiqué le contrôleur général de police Jean Bosco Kienou, l’institution a opté de tout articuler autour de l’introspection.

« Pour voir tout le parcours passé et envisager sous de meilleures hospices l’avenir », dira le ministre de la sécurité  Clément Pegdwendé Sawadogo.  Pour l’occasion, il a été fait appel aux anciens responsables à partager leurs expériences de devanciers avec les nouvelles recrues.  

Avec le temps – eu égard de la recrudescence de l’insécurité sous toute ses formes, l’institution policière s’est spécialisée avec la création des unités spécialisées que sont la Compagnie républicaine de sécurité (CRS), la Brigade anticriminalité (BAC), l’Unité d’intervention polyvalente de la police nationale (UIP-PN).

Avec la nécessité de « répondre aux impératifs du moment, la Police Nationale, plus que jamais déterminée, œuvre quotidiennement, et ce, aux côtés des autres forces de défense et de sécurité, à ce que l’ensemble des populations vivant sur le territoire national puisse vaquer paisiblement à leurs occupations », a déclaré le ministre en référence aux exploits des hommes et femmes qui la composent.

« Il faut la collaboration des populations. Il faut la conjugaison de tous les efforts afin que nous puissions arriver à bout de l’action de ces forces du mal », invite le contrôleur général Kienou.

« Aujourd’hui, la police nationale, force de sécurité intérieure, est interpellée à faire plus chaque jour davantage pour la sécurité des personnes et des biens. Ce qu’elle s’attèle à faire avec beaucoup de détermination et de professionnalisme. J’ai eu à plusieurs reprises l’occasion de constater cet effort constant des éléments qui sont sur le terrain », loue de son côté le ministre de la sécurité.

Cela fait « bientôt deux ans » que le contrôleur général Thomas Dakouré a été admis à faire valoir son droit à la retraite. La première commémoration de la date anniversaire de l’institution septuagénaire a eu lieu en 2007 sous sa direction. « Ce qu’on peut dire de la police nationale, dit-il, c’est qu’elle a effectivement évolué ».

Et les avancées, pour lui, vont au-delà de l’organisation de l’institution. « Aujourd’hui, récapitule l’ancien directeur général, elle s’impose par le nombre des policiers, par les actions que les policiers posent sur le terrain et par le fait que la population de plus en plus s’identifie à sa police. Elle est contente de cette police. Donc, elle a vraiment évolué ».  

Oui Koueta

Burkina24

    

Oui Koueta

'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

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