Burkina : 5 phrases qui ont marqué l’année 2018

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L’année 2018 au Burkina Faso aura été marquée par plusieurs citations provenant d’acteurs politiques. En rétrospective, Burkina 24 en a choisi, subjectivement, cinq (publiées sur le site Burkina24.com) qui ont marqué les esprits ou déclenché une salve de débats ou de critiques.

« Nous aurons la suprématie »

Les faits qui préoccupent énormément les Burkinabè depuis trois ans, ce sont les attaques à répétition sur des cibles civiles et des positions des forces armées dans plusieurs localités du pays. Après la région du Sahel et du Nord, les attaques s’étaient déportées dans l’Est du pays. Après avoir rencontré la hiérarchie militaire et policière le 8 septembre 2018, le Président du Faso, Roch Kaboré, s’est voulu rassurant avec ces propos : « (…) dans les prochains jours, les choses reprendrons normalement et nous aurons la suprématie » sur les auteurs de la tentative de déstabilisation du pays.

« Ceux qui sont truffés dans l’opposition sont des putschistes et des revanchards »

C’est à l’occasion d’une grande interview à Burkina 24 le vendredi 7 septembre 2018 que le Président de l’UNIR/PS, Me Bénéwendé Sankara a tenu ces propos. Vite reprie par les réseaux sociaux, le débat s’est poursuivi et l’Opposition a donné sa réplique…

« Est-ce que vous pensez vraiment que moi je vais passer mon temps à répondre à des politicards comme Me Bénéwendé Sankara ? »

Zéphirin Diabré, le 15 septembre 2018, a ainsi rétorqué à Me Sankara à l’occasion d’une session ordinaire de l’Union du peuple pour le progrès (UPC).

« Si on me pousse à bout, je vais parler et des gens vont quitter le pays »

Le 10 octobre 2018, à la barre, le journaliste Adama Ouédraogo dit Damiss, inculpé dans le dossier du Coup d’Etat de septembre 2015, face au matraquage des avocats des parties civiles a tenu ces propos : « Si on me pousse à bout, je vais parler et des gens vont quitter le pays ». Cette phrases a marqué l’audience et a été reprises en boucle par des centaines de Burkinabè.

« Je n’ai ni commandité, ni planifié, ni organisé, ni exécuté ce que les gens ont appelé Coup d’Etat »

Ce sont les propos tenus par le général Gilbert Diendéré, présumé cerveau du Coup d’Etat de septembre 2015 à la barre, le 26 novembre 2018.  Golf, surnom qui lui est donné, a affirmé avoir « assumé une situation sur accord de la hiérarchie militaire ».

Rassemblées par Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24

Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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