Mali : Des arrestations après le massacre de 37 personnes dans un village peulh

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Les autorités maliennes ont annoncé ce mercredi 2 janvier 2019 l’arrestation de sept “suspects” au lendemain d’un massacre de 37 habitants dans un village peulh. Sous l’impulsion de Paris, Bamako a promis des “opérations de grande envergure” pour empêcher qu’un tel drame ne se répète.

Le 1er janvier 2019, une attaque à Koulogon dans le cercle de Bankass (centre du Mali) est attribuée par les autorités maliennes à des « hommes armés habillés en tenue de chasseurs traditionnels dozos », sous prétexte de protéger les Dogons contre les Peuls. Le bilan est lourd : 37 personnes, essentiellement des peulh, ont été tuées.

« Suite au massacre du 1er janvier 2019 dans le village de Koulogon, une mission des Forces armées maliennes (Famas) a été dépêchée sur les lieux. Elle y a interpellé sept suspects », a indiqué dans un communiqué le ministère de la Sécurité et de la Protection civile. Cette même mission s’est également rendue le mercredi 2 janvier matin dans le village de Bobosso, non loin de la frontière avec le Burkina Faso, où des « individus armés ont brûlé des cases », a également mentionné ce communiqué.

Le ministère malien de la sécurité et de la protection civile a indiqué qu’un « assaillant » a été tué et 24 interpellations faites. Des « opérations de grande envergure » menées conjointement avec le ministère de la Défense devraient permettre de ramener la paix et la quiétude dans cette région où le conflit entre les communautés dogons et peulhs a pris une certaine proportion.

La réaction de Paris

Le ministère français des Affaires étrangères a traduit dans un communiqué l’inquiétude de la France face à « l’augmentation des meurtres et violences graves à l’encontre des civils dans le centre du Mali depuis quelques mois et qui a connu un nouveau pic hier (mardi 1er janvier) avec plusieurs dizaines de morts », a-t-il fait savoir.

Paris « appelle à une réaction forte des autorités maliennes pour que ces crimes fassent l’objet sans délai d’enquêtes et que leurs auteurs soient poursuivis et sanctionnés », a ajouté le quai d’Orsay, en prônant une « approche associant action judiciaire, prévention de nouvelles violations des droits de l’Homme et désarmement de toutes les milices, comme le gouvernement s’y est engagé ».

Par ailleurs, dans un communiqué, le groupe d’autodéfense affilié aux chasseurs dozo Dan Nan Ambassagou a au travers d’un communiqué daté du mercredi 02 janvier 2019 « condamné cet acte barbare » tout en se dédouanant dans cette attaque.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU                                                                                                                 

Burkina24                                                                                                                                                                    

Source : Jeune Afrique

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