Élections en RDC : Les pro-Kabila accusent l’église catholique de parti-pris

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A la suite de sortie de l’abbé Donatien Nshole, secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale congolaise, Cenco, qui affirmait en milieu de semaine détenir le nom du président élu de la RD Congo sur la base des procès-verbaux issus du vote de 30 décembre 2018, la coalition formée par le président sortant Joseph Kabila a exprimé son indignation ce vendredi 4 janvier 2019.

La Conférence épiscopale congolaise est au cœur de la frustration du camp proche de Joseph Kabila qui l’accuse d’avoir une « attitude partisane » et de « violer gravement la Constitution», et ce, après avoir prétendu la veille connaître le nom du vainqueur de la présidentielle dans ce pays, la République démocratique du Congo.

Barnabé Kikaya Bin Karubi, par ailleurs conseiller du président Kabila et porte-parole de la coalition au pouvoir, le Front commun pour le Congo (FCC), a dénoncé au cours d’un point de presse ce vendredi 4 janvier « l’attitude partisane, irresponsable et anarchique de la Cenco », a-t-il déclaré.

Le FCC s’est dit indigné par les propos tenus par le secrétaire général de la Cenco, l’abbé Donatien Nshole, qui « se permet de proclamer en toute illégalité des tendances culminant au choix à la présidentielle d’un candidat déjà bien identifié… Cela viole gravement autant la Constitution et la loi électorale que la charte de bonne conduite, lesquelles imposent aux parties prenantes de ne pas proclamer lesdits résultats, attribution reconnue à la seule Commission électorale nationale indépendante (Ceni) », a ajouté Barnabé Kikaya Bin Karubi.

Présentant le rapport préliminaire de la mission d’observation électorale de l’Église catholique, l’abbé Nshole de la Cenco a indiqué que « les données à sa disposition, issues des procès-verbaux des bureaux de vote, consacrent le choix d’un candidat comme président de la République », avait-il déclaré le jeudi 03 Janvier 2019. Le prêtre congolais n’a, par ailleurs pas donné le nom du vainqueur, toutefois a insisté à ce que la Commission Electorale Nationale Indépendante, Ceni, publie « en toute responsabilité les résultats des élections dans le respect de la vérité et de la justice », a-t-il recommandé.

Les Etats-Unis prêt à intervenir militairement en RDC

Pendant ce temps, les États-Unis ont déployé du personnel militaire au Gabon, en prévision de déclenchement d‘éventuelles violences en République démocratique du Congo à l’annonce des résultats. Le jeudi 03 janvier 2019, le département d‘État américain a demandé à la commission électorale de faire preuve d’intégrité dans le comptage des voix et menacé d’imposer des sanctions contre les ennemis de la paix dans le pays.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU                                                                                                                                     

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Source : Jeune Afrique

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