Burkina : Harouna Dicko propose un dialogue national

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Harouna Dicko, dans ce propos, se prononce sur la situation nationale.

De mémoire, c’est la première fois que l’’état d’urgence soit formellement déclaré au Burkina Faso.

En effet, à l’issue du conseil des ministres extraordinaire tenu le lundi 31 décembre 2018, le porte-parole du gouvernement Remis Fulgance DANDJINOU a annoncé qu’aux termes des échanges sur la situation sécuritaire dans les régions du Haut-Bassin, de la Boucle du Mouhoun, des Cascades, du Centre-Est, de l’Est, du Nord et du Sahel, le Président du Faso a décidé de déclarer l’état d’urgence  dans certaines provinces du Burkina Faso et qu’il a également donné des instructions pour des dispositions sécuritaires particulières sur toute l’étendue du territoire .

L’extrême fragilité de la nation Burkinabè vient d’être officiellement confirmée avec cette déclaration à cause des actions osées que les forces du mal mènent de façon régulière depuis la première attaque terroriste de Samoroghan le vendredi 09 octobre 2015.

A l’évidence, la cohésion sociale et l’unité nationale du Burkina Faso ont négativement basculé ces cinq dernières années par :

  • la volonté injustifiable du Président Blaise COMPAORE de modifier l’article 37 de la Constitution par dessus les conclusions non favorables du CCRP en 2011,
  • l’insurrection criminelle du 30 octobre 2014 organisée et dirigée par des partis et associations politiques en lieu et place de la désobéissance civile qu’ils prônaient,
  • le coup d’Etat sordide du Lieutenant-colonel Yacouba Isaac ZIDA le 31 octobre 2014 suivi de la transition politique de non-droit et mal gérée par le diplomate émérite Michel KAFANDO sous la houlette du même Yacouba Isaac ZIDA,
  • le coup d’Etat insensé du Général Gilbert DIENDERE le 16 septembre 2015,
  • l’inertie inexplicable du Président du Faso Roch Marc Christian KABORE face aux différents problèmes surtout aux attaques terroristes récurrentes depuis le 15 janvier 2016.

Cette fracture sociopolitique profonde a ouvert des brèches et permis aux forces du mal de frapper jusqu’au siège de l’Etat-major de nos forces armées le 02 mars 2018.

Les margouillats ne peuvent s’introduire dans le mur que lorsqu’il est fissuré.

Après les incidents de Yirgou-Foulbè la nuit du 31 décembre 2018 au 1er janvier 2019 dans cette situation sociopolitique inquiétante pleine de menace pour l’unité nationale, je prône la tenue d’un dialogue national inclusif dans le cadre juridique de la loi n°010/98/AN afin de trouver les voies et les moyens pour colmater toutes les brèches et faire de notre cher Burkina Faso une nation viable.

Dans l’intérêt supérieur de la nation et en prélude à ce dialogue national, une rencontre urgente s’impose entre les cinq personnalités ci-dessus citées à savoir : l’ancien Président Blaise COMPAORE, l’ancien Premier Ministre Yacouba Isaac ZIDA, l’ex Président de la Transition Michel KAFANDO, le Général Gilbert DIENDERE et le Président du Faso Roch Marc Christian KABORE. 

« Que Dieu sauve le Burkina Faso »

Ouagadougou, le 05 janvier 2019

Harouna DICKO                                         

B24 Opinion

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