Drame de Yirgou : Des Burkinabè disent “non à l’impunité” depuis Bobo

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Des milliers de manifestants ont répondu présents à l’appel du  Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) le samedi 19 janvier 2019 à la place Tieffo Amoro de Bobo-Dioulasso pour manifester leur soutien aux victimes du drame survenu à Yirgou.

« Contrairement à certaines opinions, ce drame a une spécificité qu’il convient de relever. Il n’est pas consécutif à un affrontement intercommunautaire. C’est tout simplement un massacre unilatéral de la communauté Peuhl », s’est indigné le président du Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC), Mamadou Barry.

Avant de prononcer leurs discours, les marcheurs se sont d’abord rendus à la Place de nation où ils ont remis leurs doléances au gouverneur de la région des Hauts-Bassins. En chœur, le CISC dit « Non à l’impunité et à la stigmatisation des communautés ! ».

Les manifestants ont réclamé pour les victimes de Yirgou

D’où cet appel lancé à l’autorité de l’Etat d’assumer pleinement  son rôle de seul acteur et détenteur du monopole de la violence. Quant à la justice, le collectif l’invite à diligenter les actions nécessaires dans les meilleurs délais pour retrouver et punir les assassins du chef ainsi que les coupables du « carnage » qui s’en est suivi afin qu’un tel évènement ne se produise plus jamais au Burkina Faso.

Plusieurs Organisations de la société civile et leaders des communautés ethniques ont apporté leur présence au collectif. « Nous ne voulons pas de justice équilibriste. Certaines personnes sont  à la barre et d’autres en prison pour avoir enfreint l’autorité  de l’Etat. Il n’y a donc  pas de raison que des gens ayant publiquement commis des massacres narguent le peuple. Aussi bien fussent-ils des Koglwéogo », a indiqué le représentant des communautés ethniques El Hadj Assane Barry. A l’en croire, le collectif va sillonner tous les coins et recoins du pays jusqu’à ce que justice soit rendue aux victimes de Yirgou que le collectif estime à plus de 100 personnes tuées.

Aminata SANOU

Correspondante de Burkina 24 à Bobo-Dioulasso

Rédaction B24

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