FESPACO 2019 : “quand on explique la folie, il n’y a plus de la folie”

659 0

Présent à Bruxelles aux côtés de la délégation du FESPACO, le président du comité d’organisation  de la 26e  édition doublée du cinquantenaire, Yacouba Traoré a brossé ce samedi 19 janvier 2019, le film qu’il se fait de la célébration.

Ce FESPACO connaîtra des projections populaires dans les lycées et collèges, l’un des fondamentaux du festival, des hommages aux anciens et cinéastes disparus sans oublier toutes ces personnes qui ont apporté une pierre au festival depuis sa création. Notamment le président Lamizana Sangoulé à qui une place importante sera accordée car selon selon Yacouba Traoré, président du comité d’organisation, il a cru à l’évènement dès les premiers instants quand bien même “que ceux-là qui l’organisaient n’y croyaient pas ».

 « Je dis qu’ils n’y croyaient pas, parce que Alimata Salembéré qui était présidente du comité d’’organisation, le même jour elle devrait présenter le journal après la cérémonie. Pour eux, c’était une activité secondaire. Mais Lamizana a cru. Il a été avec tous les membres de son gouvernement à la cérémonie d’ouverture », se souvient-il.

Yacouba Traoré se rappelle que c’est lui qui a nationalisé les salles de ciné qui  appartenaient à des exploitants étrangers. C’est lui qui a récupéré la petite manifestation cinématographique et en a fait le FESPACO tel qu’il est aujourd’hui. Il a été aussi celui qui a incité les Burkinabè à faire des films, toujours selon l’ancien directeur général de la RTB. 

«Il y a René Yonli Bernard qui était aussi du comité d’organisation, m’a dit que lors de la deuxième édition, qu’il (Le président Lamizana Sangoulé) a dit que s’il n’y avait pas de film burkinabè, il ne viendra plus, et que c’est la raison pour laquelle lui, il a décidé de faire son film ».

A noter que Réné Yonli Bernard a réalisé « Sur le chemin de la réconciliation», deuxième film burkinabè.

Sur le plan de la célébration, une équipe est déjà à pieds d’œuvre pour sa réussite.  Ce sont, entre autres, Bill Aka Kora, artiste musicien, Ildevert Méda, metteur en scène, Evariste Kombary, directeur de la télévision nationale, Siriki Ky, sculpteur, Lamoussa Yaro, l’équipe des « Récréatrales », la fanfare nationale.

«Les choses sont calées, le conducteur de l’ouverture est pratiquement prêt. La cérémonie va durer deux heures avec une partie extérieure jour et une deuxième partie extérieure nuit pour les hommages aux anciens et aux disparus. Imaginez un petit film avec Idrissa Ouédraogo, Missa Hébié, enrobé avec la musique de «Testament» de d’Apolline Traoré, ce n’est pas beau ça !», explique-t-il mais n’en dira pas plus. Il promettait dès les premiers instants de son installation un FESPACO de folie au public. Il garde la surprise pour le jour-J. Car estime-t-il, “quand on explique la folie, il n’y a plus de la folie“.

Revelyn SOME

Burkina24

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Article du même genre