Christophe Dabiré : « Le glissement générationnel est amorcé »

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71 ans. C’est l’âge du nouveau Premier ministre Christophe Joseph Marie Dabiré. Dès sa désignation, des Burkinabè, adeptes du renouvellement générationnel, avaient pointé du doigt son âge. Le jeudi 24 janvier 2019, le Premier ministre s’est prononcé. « Dans tous les pays du monde, les seniors apportent leur contribution au développement, quel que soit leur âge », a-t-il déclaré.

Les seniors constituent une base pour la relève. C’est le sentiment du Premier ministre. Et pour cela, « il suffit seulement de s’organiser, de faire en sorte que l’expérience développée par les seniors puisse être bénéfique pour les générations futures ». Depuis l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, la jeunesse burkinabè bouillonne d’énergie et veut accéder aux affaires. Mais a-t-elle toujours la capacité ?

A Kossyam le jeudi 24 janvier 2019, Chirstophe Dabiré a reconnu que « le glissement générationnel est amorcé ». Et dit-il, « nous savons que dans un proche avenir, le prochain président du Faso ne sera pas quelqu’un qui a 70 ou 75 ans comme dans certains pays, parce que notre pays a pris conscience que les jeunes constituent la force de frappe ». Mais pour que la jeunesse fasse ses preuves, il faudra du temps afin de lui donner les moyens en l’associant « avec des hommes et des femmes qui ont déjà la main dans la pâte ».

C’est pourquoi, poursuit le Premier ministre, la configuration du gouvernement n’a pas fondamentalement changé. « Parce que si vous changez fondamentalement la configuration du gouvernement, comme beaucoup l’avaient souhaité, on a même dit ‘’il faut les balayer tous, ils valent rien, ce sont des détourneurs, ce sont des jouisseurs’’. Si vous les balayez tous aujourd’hui, vous allez mettre un gouvernement de gens que vous considériez comme étant jeunes, mais ils prendront un an pour vous mettre en place les structures administratives pour pouvoir travailler ». Et ce temps serait une perte.

« Si les Burkinabè veulent qu’on se développe et qu’on aille vite, il faut que souvent, ils acceptent qu’on fasse de la continuité pour réussir ».

Burkina 24

Synthèse de Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24

Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).
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