Issa Sawadogo : « Je rêve d’un Burkina avec une seule religion où l’on ne prie que Dieu »

124 0

« L’homme a perdu la raison », est un essai littéraire de Issa Sawadogo. Economiste de profession et conseiller d’intendance scolaire et universitaire à la direction régionale de l’éducation du nord à Ouahigouya,  il s’est lancé dans l’écriture pour exprimer son rêve. L’œuvre a été présentée ce samedi 1er février à Ouagadougou.

Face aux dérives de la société, Issa Sawadogo pense que « L’homme a perdu la raison » en faisant fi des questions d’ordre éthique, religieux, social.

En dénonçant les maux, il dit vouloir amener à la prise de conscience pour l’édification d’une société nouvelle, une société comme il en rêve.

« J’ai un rêve mais quel rêve ? Je rêve d’un Burkina avec une seule religion où l’on ne prie que Dieu. Pourquoi une seule religion ? Je constate que les maisons de Dieu sont devenues des lieux d’affaires. On ne prie plus Dieu. Dans les normes, si tu pars à l’église ou à la mosquée, normalement si ta prière est exaucée, on ne devrait pas y avoir Yirgou, Banfora. C’est parce que nos leaders religieux ont failli » explique-t-il.

Il met le doigt sur la cohésion sociale  au Burkina et interpelle sur la nécessité de la diversité culturelle pour un vivre ensemble.

« Je m’appelle Sawadogo, mais pourquoi on m’appelle Sawadogo ? C’est parce qu’il y a un Ouattara qui va m’appeler Sawadogo. Si Ouattara n’est pas là, si Tall, si Bamogo n’étaient pas là, le nom Sawadogo  n’aurait pas de sens …donc ils méritent respect et considération ».

Tous les drames que vit le Burkina, dit-il, l’ont amené à écrire.  L’écrivain aborde bien d’autres thèmes tels que les traditions, la quête matérielle, l’éducation.

Pour Dramane Konaté,  l’auteur dans cette  introspection interpelle ceux qui sont en face. « Qu’est-ce que nous pouvons faire pour que le monde soit meilleur ? », s’interroge-t-il.  Le mérite de l’auteur ,c’est d’avoir touché du doigt les réalités que le Burkina connait mais aussi les autres pays.

Jean Hubert Bazié, écrivain, n’a pas tari d’éloges à l’endroit de l’auteur qu’il a appelé à continuer à  partager ses interrogations avec les jeunes.

Le livre est disponible dans les librairies de l’Université de Ouagadougou, « Jeunesse d’Afrique » et  « Mercury ».

Revelyn SOME

Burkina24

.

Il y a 1 commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Article du même genre