Ministère de la culture : Abdoul Karim Sango prône la pénalisation du sacrilège

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Le ministre de la culture, des arts et du tourisme a animé une conférence de presse ce mardi 12 février 2019 à Ouagadougou. Face aux Hommes de médias, Abdoul Karim Sango a livré le bilan des travaux et les acquis engrangés par son ministère au cours de l’année 2018.

« Le degré de performance de toute organisation publique ou privée dépend de la qualité des ressources humaines dont elle dispose. Durant plus d’une année, j’ai évité de céder à la tentation de procéder à des nominations de complaisance fondées sur la simple proximité politique ou toute autre considération subjective. Ainsi, à ce jour, plus de 95% de mes collaborateurs occupant les postes stratégiques ont été nommés par mes prédécesseurs », a déclaré le ministre de la culture, des arts et du tourisme Abdoul Karim Sango.

Face aux hommes de médias, il est revenu sur son bilan à la tête du département de la culture. La vision du ministère repose sur l’idée que la culture est pour toute société l’élément vital sur lequel doit reposer le développement a aussi rassuré le ministre.

« Au premier trimestre de l’année 2018, je recevais un pré rapport de l’ASCE/LC sur la gestion 2017 du ministère. Dans ledit rapport, l’organe de contrôle dénonçait une mauvaise gestion des ressources publiques allouées au département », a laissé entendre le ministre de la culture. Il dit avoir mis en place un comité en charge d’examiner les requêtes de financement adressées au ministère de la culture afin de redresser la barque.

Pénaliser les actes de sacrilège

Cette procédure permet donc de minimiser les possibilités d’octroi direct de subvention faite par le ministère. Même si la mise en place de ce comité a été difficile, le ministre se félicite de son effectivité. Ce comité permettra également de diminuer le degré de sollicitude des acteurs culturels.

Sur le plan social, le ministre affirme avoir privilégié le dialogue avec les représentants des travailleurs à travers leur syndicat. Ce climat de dialogue lui a valu une lettre de félicitation de la part des syndicats. « Ainsi, c’est avec beaucoup de surprise et de responsabilité que j’ai apprécié positivement la lettre de félicitation que le syndicat m’a adressée. Une première dans l’histoire de notre administration publique », a ajouté le ministre de la culture.

Pour l’année 2019 et le reste de « son mandat », Abdoul Karim Sango annonce diverses activités pour redynamiser son département. Il y a la tenue de la 26ème édition du FESPACO, l’organisation de grandes conférences publiques régionales sur la place des valeurs culturelles dans la transformation positive de la nation burkinabè et le développement de l’industrie touristique par le recours à des financements innovants.

Le ministre de la culture compte poursuivre l’acheminement du projet de loi sur la pénalisation des sacrilèges, notamment sur le pillage des tombes et des autres crimes en rapport avec des actions culturelles et la tradition.

Basile SAMA (stagiaire)

Burkina 24

Rédaction B24

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