Zéphirin Diabré: « Le MPP et ses alliés ont échoué lamentablement  »

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Estimant que « le MPP et ses alliés ont échoué lamentablement », l’Union pour le progrès et le changement (UPC) se pose en alternative pour « le vrai changement ». Son président Zéphirin Diabré, qui a débuté une série de rencontres des militants à la base en compagnie de députés du parti hier, a mis le cap ce dimanche 17 février 2019 sur Kongoussi dans le Bam. Le but, convaincre les électeurs que « c’est maintenant [leur] tour de montrer ce qu’[ils peuvent] faire aussi ».

Après Kombissiri dans le Centre-sud, le cap a été mis ce dimanche 17 février 2019 sur Kongoussi, « la cité du haricot vert » dans le Centre-nord. Avant de rejoindre les militants qui l’attendaient dans la salle de la mairie de Kongoussi, le chef de file de l’opposition politique a observé une halte à la brigade de gendarmerie de la ville. Du moins ce qui en reste après « l’attaque ignoble » qui a eu lieu dans la nuit du 6 au 7 février dernier.

“Jamais nous n’aurons de mots assez glorieux pour vanter et dire à ces hommes et ces femmes qui se battent dans l’uniforme toute la fierté qu’ils nous inspirent, ces vies qui se sacrifient pour l’intégrité et la grandeur de notre nation”, Zéphirin Diabré.

« C’était important pour moi et ma délégation. Les soldats font avec les moyens qu’on leur donne. On ne peut pas leur demander l’impossible. Ce sont des hommes et des femmes comme nous – c’est vrai sont engagés dans le combat pour sauver l’intégrité du territoire ou assurer la sécurité des Burkinabè au prix de leur vie – mais ils ne peuvent avoir des résultats que si on leur donne les moyens adéquats. Nos soldats se battent très bien », apprécie Zéphirin Diabré.

Mais l’opposant ne manquera pas de remettre en cause la capacité des autorités. Pour lui, « c’est la chaine politique qui pose un problème ». Avant le remaniement intervenu fin janvier, l’opposition avait réclamé lors de sa marche du 23 septembre 2018 le limogeage des ministres de la sécurité et de la défense. « Le président du Faso a été obligé de limoger son ministre de la défense et de la sécurité. Ce que l’opposition demandait depuis deux ans puisqu’on avait dit que ces deux personnes étaient incompétentes. S’il l’a fait, conclut Zéphirin Diabré, c’est qu’il a fini par reconnaitre que ces deux personnes étaient incompétentes».

A la conquête de Kossyam

« Utile, voire vitale », c’est ainsi que Rimedo Sawadogo, secrétaire général provincial et premier adjoint au maire de la commune de Kongoussi, hors de l’escarcelle de l’UPC, considère la visite du président du parti. « Comme une lime, elle vient aiguiser nos sabres de combats », dira-t-il dans son adresse à la délégation venue de la capitale.

Le président du parti du lion n’en demande pas plus aux militants  dans la province du Bam. Zéphirin Diabré s’est rendu au plus près d’eux pour les écouter et tracer avec eux la voie menant à la campagne électorale qui, espère-t-il ,fera de lui « le président de tous les Burkinabè » après « une victoire éclatante en 2020 pour commencer le vrai changement ».

A écouter celui que les militants nomment affectueusement « le lion à la crinière dorée »,  tous les ingrédients seraient réunis pour l’alternance qui l’enverra au palais de Kossyam. « En regardant ce qui se passe au Burkina Faso aujourd’hui, on n’a pas besoin d’un grand discours pour convaincre que le MPP et ses alliés ne peuvent pas gérer ce pays », a déclaré le président de l’UPC.

“De votre salon, vous entendrez le rugissement du lion depuis la province du Bam. Je le dis avec conviction”, secrétaire provincial du parti du lion.

La preuve la plus palpable à ses yeux, c’est celle de « la question quintessentielle la plus importante dans la vie d’une nation » qu’est la sécurité. Sur cette question essentielle, estime l’opposant, « le MPP et ses alliés ont échoué lamentablement ». Ce qui lui fait dire que le fruit est mûr et qu’il ne reste plus qu’à le cueillir.

Le relever ainsi, « ce n’est pas pour nous réjouir », assure Zéphirin Diabré. « Au contraire ! nous rêvons d’autres choses pour ce pays. Nous le voyons autrement », précise-t-il. Cette autre perception, c’est celle qui consistera, une fois aux affaires, à « faire en sorte que le Burkina redevienne ce qu’il doit être » au travers du changement que le parti du lion offre en alternative pour s’emparer du pouvoir aux prochaines échéances électorales.

« On a un problème avec ce régime (…) C’est maintenant notre tour de montrer ce que nous pouvons faire aussi ». C’est fort d’une promesse du secrétaire général provincial « revigoré » parce que ne se sentant plus ignoré à travers le déplacement de membres du bureau politique national, que « le lion à la crinière dorée » rebroussera chemin pour la capitale Ouagadougou. « De votre salon, lui promet Rimédo Sawodogo, vous entendrez le rugissement du lion depuis la province du Bam».

Oui Koueta

Burkina24

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