Burkina Faso : Une quarantaine d’écoles ont rouvert

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Le ministre de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales (MENAPLN), le Pr Stanislas Ouaro a présidé le jeudi 28 février 2019 à Ouagadougou, la revue annuelle 2018 du Plan national de développement économique et social (PNDES). Il s’agit au cours de cette rencontre, le Cadre sectoriel de dialogue de l’éducation et de la formation, d’apprécier et de valider le rapport sectoriel de performance annuel 2018 du PNDES qui fait le bilan de la mise en œuvre dudit plan entre janvier et décembre 2018.

Le rapport de performance de l’année 2018 fait ressortir un taux global de réalisation physique de 75,09% pour un taux d’exécution financière de 79,58%, a indiqué le Pr Stanislas Ouaro, ministre de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales (MENAPLN). Ces taux, à l’en croire, sont en nette progression comparativement à ceux des deux dernières années.

En 2016, relate le ministre, on enregistrait un taux d’exécution physique de 63,33% avec un taux d’exécution financière de 67,41%. Pour l’année 2017, le taux d’exécution physique était de 65,64% pour un taux d’exécution financière de 69,34%. « Ce bilan qui est à notre actif, bien qu’encourageant, révèle toujours des défis à relever », note le Pr Stanislas Ouaro. Et de ces défis à relever, le ministre fait cas de la réouverture des écoles fermées suite à la situation sécuritaire délétère.

Le Gouvernement annonce des assises nationales sur l’éducation – Ph. B24

A la date du 4 février 2019, 1.053 écoles étaient fermées affectant 159.902 élèves et 4.879 enseignants dans les régions du Sahel, du Nord, de l’Est, du Centre-Est, du Centre-Nord et de la Boucle du Mouhoun. Selon le ministre de l’éducation, « le Gouvernement a élaboré une stratégie d’éducation dans les régions à fort risque sécuritaire. Par ailleurs, il travaille à ramener la sérénité dans les zones en proie aux menaces et aux attaques terroristes ».

Malgré cette situation, le ministre rassure que des dispositions sont prises pour la reprise des cours. En début de semaine passée, explique le Pr Ouaro, une quarantaine d’écoles ont rouvert. « Il y a une province où toutes les écoles qui avaient fermé ont même rouvert, mais je ne donnerai pas le nom pour les raisons que vous connaissez », a-t-il ajouté.

Quel est votre message à l’endroit du personnel présent dans les zones attaquées ?

« Ce que je peux dire à la population dans son ensemble, partout où des enseignants sont menacés et sont priés d’arrêter, s’ils n’ont pas la protection qu’il faut, nous ne pouvons pas les encourager à s’y maintenir. C’est un repli légitime. Mais ce que je peux dire à ces enseignants et à l’ensemble de la population, c’est que nous avons adopté une stratégie de reprise des activités dans toutes les zones et le gouvernement travaille sur le plan sécuritaire à faire en sorte que très rapidement, la plupart des écoles puissent rouvrir ».  

Pr Stanislas Ouaro, le 28 février 2019

Dans la poursuite de l’amoindrissement des nombreuses difficultés que connait l’école burkinabè, le Gouvernement a décidé de tenir dans les meilleurs délais, des assises nationales sur l’éducation. Ces assises devront permettre à tous les acteurs de l’éducation, depuis la base jusqu’au sommet, de se prononcer sur les voies d’amélioration de la gouvernance du système éducatif burkinabè et « obtenir leur adhésion et leur accompagnement à la mise en œuvre de la vision du Président du Faso qui est de fournir une éducation de qualité à tous », a fait savoir le Pr Ouaro.

Le Dr Anne Vincent, Représentante de l’UNICEF et Cheffe de file des partenaires techniques et financiers du secteur de l’éducation et de la formation,  a également jugé satisfaisant le bilan fait par le ministre Ouaro. « D’une façon générale, dit-elle, nous sommes satisfaits. Malgré tout ce qui se passe dans le pays, le secteur de l’éducation a continué à progresser ».

Mais la cheffe de file se penche sur  le domaine de la formation technique et professionnelle. « Là, vraiment, on n’avance pas beaucoup et je pense que ce pays a besoin de techniciens pour se développer », a-t-elle déclaré.

Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24

Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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