Ferdinand Sandwidi, député maire de l’UPC : « Il faut que les dirigeants écoutent l’opposition »

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Kayaba Ferdinand Sandwidi, député de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) et Maire de la commune rurale de Gounghin à Koupéla dans la région du Centre-Est, s’est prononcé sur la gouvernance du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) et l’insécurité au Burkina Faso.

Le Député-Maire de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), Kayaba Ferdinand Sandwidi, a d’abord tenu à préciser que le cumul de poste n’est pas interdit par la loi. « Si non ce n’est pas aussi une course vers l’argent. J’ai renoncé à mes indemnités de maire au profit de ma commune », a-t-il indiqué.

Sur l’appréciation de la gestion du pouvoir et la sécurité du Burkina Faso, le Député-Maire a laissé entendre que le népotisme, le favoritisme, la corruption, la mal gouvernance, la politisation de l’administration continuent.

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« Cela veut dire qu’il n’y a pas eu une réelle volonté de rupture avec la gestion du gouvernement passé, dont ils étaient d’ailleurs largement partie prenante. Ce que les Burkinabè veulent, ce sont surtout des actions fortes qui tranchent avec le passé. Les actions fortes, c’est mieux que les simples intentions. Si les gens se réfèrent toujours à Thomas Sankara, c’est parce que des actions concrètes avaient été posées par ce dernier.

Chaque homme politique à son niveau devrait pouvoir donner l’exemple. Mais jusque-là, on ne sent pas cet exemple-là », a-t-il fait savoir. Depuis trois ans, le Burkina Faso fait face à des attaques terroristes avec comme corollaire des écoles fermées à cause de la question sécuritaire et l’économie nationale au ralenti.

A écouter Kayaba Ferdinand Sandwidi, chaque fois que l’opposition politique fait des propositions, le gouvernement « balaie du revers de la main et l’histoire finit par nous donner raison ». Il a pris l’exemple de l’état d’urgence proposé par l’opposition et que  le gouvernement « a traîné avant d’instaurer ».

« Il faut que nos dirigeants écoutent l’opposition parce que nous constituons le même peuple. Il n’y a pas de barrière sur le plan du vivre ensemble. Les barrières sont sur le plan politique. Quand l’opposition fait des propositions, qui sont très bonnes, il faut que le pouvoir puisse les prendre en compte.

Je crois que ça va contribuer à améliorer considérablement le vécu quotidien », a lancé l’opposant.

Concernant le massacre de Yirgou, le Député-Maire appelle le gouvernement à mettre en place un dispositif de veille pour palier à d’éventuelles crises.

Jules César KABORE

Burkina 24



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Il y a 2 commentaires

  1. Ces déjà bon. Mais on s’était plus content s’il choisi un seul poste et s’occupe exclusivement de ça. Un maire ou un député. Ça va permettre à d’autres de contribuer pour le développement. J’ai fini.

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