Burkina : Le 8-Mars contre les cancers du sein et du col de l’utérus au lycée Zinda

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Le ministère de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales, a organisé la journée internationale de la femme dans l’enceinte du Lycée Philippe Zinda Kaboré à Ouagadougou. Une séance de dépistage des cancers du col de l’utérus et du sein a eu lieu ce jeudi 21 mars 2019.

Ce jeudi, le ministère de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationale ( MENAPLN) a commémoré le 8-Mars en différée à travers la lutte contre le cancer du col de l’utérus et le cancer du sein. Le lycée Philippe Zinda Kaboré a été choisi pour abriter cette célébration.

Une conférence publique sur comment prévenir ces cancers et un test de dépistage organisé sur place ont marqué cette commémoration. Le dépistage précoce est très important dans la lutte contre le cancer, a assuré Rosalie Yao Traoré, chargée de mission au ministère de la femme, représentante du ministre de la famille.

« Le conseil que j’ai à donner aux élèves, dit-elle,  c’est de bien suivre la conférence car la prévention est importante. A leur âge, c’est important de savoir comment détecter une suspicion au niveau de leur sein. Elles sont jeunes, elles devraient ne pas aller au rapport sexuel précocement. On va leur apprendre qu’une partie du cancer du col de l’utérus est due à des infections sexuellement transmissibles. L’abstinence est une manière de se protéger. Ainsi que l’utilisation du préservatif et éviter d’avoir des partenaires multiples».

Plus 500 000 décès de femmes

Pour Judith Estelle Nanema, coordonnatrice du comité ministériel de lutte contre le SIDA et les infections sexuellement transmissibles au MENAPLN, le choix s’est porté sur les élèves car ce sont les futures femmes et mères qui vont contribuer au développement de notre pays.

«C’est une initiative qui a pris corps dans la cellule de coordination du CMLS (comité ministériel de lutte contre le SIDA) et qui a été portée par les autorités et aujourd’hui,  nous avons la réalisation effective de l’activité. On a eu un peu les statistiques. Plus de 500 000 décès de femmes. Nous avons certainement des femmes qui souffrent de ces fléaux-là. Voilà pourquoi nous nous sommes sentis interpellés », détaille-t-elle.

Pour les élèves, cette journée est la bienvenue car elle leur offre la possibilité de se faire dépister

« C’est ma première fois de faire cette visite. J’avais un peu peur mais je suis venue parce que je voulais savoir mon statut », explique Amsetou Ouédraogo,  élève en classe de 1ère au Philippe Zinda Kaboré.

Saly OUATTARA

Burkina 24



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