Sika Kaboré : “La femme doit désormais s’assumer”

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A Ouagadougou, ce samedi 30 mars 2019, s’est tenu le premier Forum de l’Emploi et de l’Entreprenariat Féminin (FEEF) organisé par l’Agence Alpha Oméga Service Africa ( AOS). 

Le Forum de l’Emploi et de l’Entreprenariat Féminin (FEEF) est selon les explications de la promotrice, Sandrine Roland, une plateforme de réseautage, de réflexion, d’échanges et de sensibilisation sur les problématiques rencontrées par les femmes. Des problématiques d’entreprenariat et d’emploi d’où le thème : « leadership féminin et développement durable ». Autour de ces problématiques  se déroulent des conférences, déjeuner-débats, des master-class et ateliers de formation toute la journée du 30 mars.

Une journée intense pour laquelle la promotrice appelle à profiter au maximum parce que tout a été conçu pour répondre à leurs attentes et pour qu’elles trouvent des réponses à leurs questions.

Sika Kaboré, épouse du chef du président du Faso, marraine a souhaité que ce forum permette d’induire le changement de comportement nécessaire pour donner à la femme sa juste place dans la société. Car, fait-elle remarquer « l’emploi féminin reste faible et  l’entreprenariat féminin se caractérise par la prédominance de l’informel non créateur d’emploi, moins rentable et peu résistant aux conjonctures économiques ».

Pour ce faire, ce cadre doit permettre de développer la confiance en elles et la conscience que leur développement passe par elles-mêmes. D’ailleurs, poursuit-elle, « l’environnement international et national est favorable tant sur le plan juridique, politique et économique pour croire en un avenir radieux pour les femmes et pour mobiliser une masse critique de femmes capable de prendre la décision en faveur du progrès de leurs sœurs ».

« Nous sommes réunis ici avec détermination pour échanger sur notre sort et sur comment l’améliorer car au-delà des politiques publiques vivant à instaurer le quota genre, la femme doit désormais s’assumer totalement et afficher l’ampleur de son excellence, affirmer sa capacité à décider et à diriger.

Nous devons être les actrices du changement, celles qui prennent la parole pour questionner la société, la remettre en cause et refuser simplement mais fermement les choses tel que nos mères les ont vécues, tel qu’elles sont encore de nos jours.

Pour cela, nous devons procéder au renforcement de nos capacités, à l’amélioration de l’accès à l’emploi, à la sensibilisation en vue d’une meilleure conquête de la place par les femmes dans le milieu du travail et des affaires ainsi qu’au plaidoyer pour un plus grand accès à l’éducation pour les jeunes filles et à la mise en place d’offres de produits et de service destinés aux femmes.

Il nous faut travailler ensemble pour repousser le plus loin possible l’ignorance et la dépendance car il s’agit des principaux obstacles qui entravent notre pleine participation à  la vie publique et économique ».

« L’entreprenariat, juge-t-elle toujours, est un  atout décisif pour l’autonomisation des femmes et leur indépendance financière. L’indépendance financière, le renforcement de connaissances sont des leviers essentiels pour que les femmes décident elles-mêmes de leur destin et choisissent librement la vie qu’elle souhaite mener ».

Pour finir, Sika Kaboré dit attendre de ce premier FEEF, des orientations précises pour  l’élaboration d’une stratégie opérationnelle pour améliorer le savoir-faire féminin en tant que source de croissance du Burkina.

La promotrice n’a pas manqué de soutien pour son évènement. En tant que membre du compendium des compétences féminines de Côte d’Ivoire, la coordonnatrice du programme, par ailleurs, conseillère spéciale du président ivoirien chargé du genre, Euphrasie Yao, a effectué le déplacement de Ouaga et a souhaité qu’à travers le forum, les femmes d’Afrique aient conscience et valorisent  leur compétence.

La ministre de la femme, Laurence Marshal, dans son discours lu par la chargée de mission, Rosalie Yao, a quant à elle souhaité que l’évènement soit annuel et devienne une plateforme de plaidoyer pour sensibiliser les entreprises et les institutions sur la nécessité d’intégrer la question du genre dans leur réflexion.

Revelyn SOME

Burkina24

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