Algérie: Le Président par intérim nommé ce mardi par le Parlement

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Le Parlement se réunira ce mardi 9 avril 2019 en vue de nommer un président par intérim, conséquence de la démission du Président Abdelaziz Boutéflika, 82 ans, sous la pression de la rue, dans la soirée du mardi 2 avril 2019, marque la fin de vingt ans de règne.

Ce mardi 9 avril 2019, tout commencera par l’officialisation de la vacance du pouvoir par les députés et les sénateurs algériens puis ils procèderont dans la foulée à la nomination du président par intérim. La constitution algérienne prévoit que ce rôle devrait être assumé par le président du Conseil de la nation qui n’est rien d’autre que le Sénat. Abdelkader Bensaleh sera donc investi ce mardi 9 avril avec pour mission principale d’organiser une élection présidentielle dans un délai maximum de 90 jours.

Selon les observateurs, il faudrait craindre des nouveaux remous dans les rues d’Alger, la capitale et dans d’autres grandes villes du pays car Abdelkader Bensaleh est considéré comme faisant partie du « système » incarné par le président Bouteflika.

Il fait d’ailleurs partie des cadres du régime actuel dont le départ est exigé à la suite de l’ex-chef d’Etat.

Les Algériens souhaitent la mise en place d’un processus de transition dirigé par des hommes et des femmes neufs, c’est-à-dire sans aucune accointance avec le régime du président démissionnaire Abdelaziz Bouteflika.

En tout état de cause, l’Algérie risque de s’enliser dans une situation inextricable en raison du fait que si par extraordinaire, Abdelkader Bensaleh, le Président du sénat,  venait à renoncer à la présidence par intérim, le poste échoirait entre les mains de l’actuel président du Conseil constitutionnel qui lui aussi est considéré comme un ponte de l’ancien régime.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU /Burkina24

Source : RFI.FR

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