Rwanda : Les dissidents politiques toujours dans le collimateur de Kagame

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Au Rwanda, la commémoration du 25e anniversaire du génocide coïncide avec des condamnations portées par les opposants de Paul Kagamé, l’accusant de graves dérives autoritaires.

En mars 2019, des propos tenus par le président Paul Kagame sur un de ses opposants Seth Sendashoga avaient créé la polémique au point de faire de lui le principal commanditaire de son assassinat il y a vingt ans, alors que ce dernier était en exil au Kenya.

Le Président Paul Kagame, évoquant ce meurtre, avait indiqué que Seth Sendashonga, ancien ministre de l’Intérieur, devenu dissident, avait franchi une ligne rouge. Depuis la fin du génocide, plusieurs dizaines d’opposants ont été menacés, assassinés au Kenya, en Ouganda, en Belgique, au Royaume-Uni, en Afrique du Sud.

En 2014, l’Afrique du Sud avait exprimé son indignation vis-à-vis de Kigali à la suite du crime du Colonel Patrick Karegeya, un ancien proche du président Paul Kagamé, entré en dissidence et exilé à Johannesburg. Le gouvernement rwandais a nié jusqu’à ce jour. Toutefois, les propos controversés du président Kagamé ne rassurent pas sur son mode opératoire concernant ses adversaires politiques.

Il affirmait une dizaine de jours après l’assassinat du colonel Karegeya que « quiconque trahit le pays en paiera le prixceux qui pensent qu’ici il n’y a pas eu suffisamment de désordre, on leur fera payer cher », disait-il.

Ces différents assassinats jettent la panique dans le camp de ses opposants même ceux en exil.

Le Rwanda a commémoré la semaine dernière les 25 ans du génocide des Tutsis, parfois appelé génocide rwandais1 déclenché le 7 avril 1994 jusqu’au 17 juillet 1994.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU/Burkina24

Source : RFI.FR

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