Ministère des Infrastructures : Les travailleurs en sit-in   

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Les travailleurs du ministère en charge des infrastructures observent un sit-in, les 11 et 12 avril 2019 à la Bourse de travail, à Ouagadougou. Ils décrient l’organisation, le fonctionnement du travail, la location d’une partie de « leur » terrain à une entreprise privée.

Prévu se tenir au sein du ministère des Infrastructures, le sit-in des travailleurs dudit ministère, a été empêché par la Compagnie Républicaine de Sécurité (CRS) dans la matinée du 11 avril 2019. C’est finalement à la Bourse de Travail que les frondeurs se sont retrouvés pour observer leur mouvement d’humeur.

« Nous avons déposé un préavis auprès de l’autorité, le ministre des Infrastructures pour tenir un sit-in au sein du ministère ce matin. Quand nous nous sommes déportés sur les lieux, nous avons trouvé que les lieux sont occupés par la police qui nous a signifié que l’autorité dit nous avoir saisi par  écrit pour dire que le sit-in ne pourra pas se tenir là-bas. Ce qui est faux ! Parce que nous n’avons pas reçu de correspondance de la part du ministre qui nous signifiait cela. Nous n’avons pas voulu en tout cas, tenir une confrontation avec la police et nous nous sommes repliés ici pour échanger », a expliqué d’emblée le Secrétaire général du syndicat du ministère des infrastructures, M’Bi Yameogo.

Selon lui, le préavis comporte un certain nombre de points qui font d’ailleurs l’objet de revendication. Il s’agit explique-t-il, « dans un premier temps, de l’organisation du travail. Le travail n’est pas bien organisé. C’est de l’anarchie totale. Deuxièmement, nous avons le fonctionnement des services. Ils ne fonctionnent pas comme il se doit parce que les organigrammes ne sont pas respectés et tout le monde semble faire la même chose. Il n’y a pas de responsabilisation effective des différentes structures. Le troisième, nous avons la gestion du patrimoine immobilier du ministère, parce que l’autorité a enlevé trois (3) hectares d’une partie d’un terrain du ministère pour mettre en location à la BRAKINA. Celle-ci a donc occupé les lieux. Les eaux usées et autres odeurs ont un impact direct sur la santé des travailleurs. Nous avons alors demandé à l’autorité de faire cesser l’occupation du terrain par la BRAKINA. Parce que non seulement, le ministre n’a pas la qualité pour mettre un terrain en location mais ce qui est encore plus grave est que le terrain ne dispose pas de papiers. Ils ont mis le terrain en location afin de se rendre compte par la suite qu’il n’y a pas de papiers. Nous avons demandé à l’autorité supérieure du contrôle d’Etat de se saisir de la question pour que l’Etat ne perde pas un terrain».

A en croire toujours M. Yameogo, plusieurs mouvements d’humeur des travailleurs du ministère des Infrastructures, ont été observés et la dernière grève, en date du 4 au 6 juin 2018. Il s’agissait d’exiger la mise en œuvre des engagements pris par ledit ministère. « Nous avons constaté qu’à la suite de ce mouvement, le ministère a tenu des réunions de concertation mais les engagements qui sont pris à chaque fois sont remis en cause», a confié le SG du syndicat du ministère des Infrastructures.  

C’est donc après avoir tenté plusieurs fois de discuter que les travailleurs disent remarquer que l’autorité essaie de « gagner du temps et non dans le but de trouver des solutions aux problèmes. C’est pourquoi nous sommes sortis pour dire que nous ne sommes pas d’accord », assène M. Yameogo.

Saga SAWADOGO (stagiaire)

Burkina24

Rédaction B24

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