Santé : L’UNFPA offre deux ambulances à Nouna et Diapaga

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Le fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) a remis deux ambulances au ministère de la santé le 11 avril 2019 à Ouagadougou. Ce don vise à répondre à la perspective zéro décès maternel évitable et est destiné aux CMA de Nouna et Diapaga.

Le matériel remis par le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), au profit du CMA de Nouna et Diapaga, a une valeur totale de plus de 47 millions de FCFA. Et selon le représentant par intérim de UNFPA Cheikh Tidiane Cissé, cela « va contribuer à réduire le retard dans la prise en charge des urgences obstétricales ».

Le choix de ces deux structures sanitaires, a précisé Cheikh Tidiane Cissé, a été fait après analyse. En effet, dans ces deux localités, « de nombreux décès maternels évitables continuent à être enregistrés », a-t-il relevé. Parmi les nombreuses raisons invoquées, il y’a « l’absence d’ambulance pour les évacuations des femmes présentant des tableaux sévères de complication », a indiqué Cheikh Tidiane Cissé. Il a été relevé, toujours selon le représentant UNFPA, en 2018 à Nouna et à Diapaga, « respectivement 1.422 complications obstétricales dont 754 évacués et 854 dont 539 évacués. Ces complications se sont soldées notamment par 18 décès maternels et 54 décès néonatals à Diapaga ».

Ces moyens roulants, ajoute-t-il, vont «contribuer à sauver fortement des vies et beaucoup de vies de femmes qui voudraient donner la vie ». L’UNFPA promet dans les jours à venir d’autres équipements médico-techniques pour assurer le bien-être de la population en général et plus particulièrement celui de la mère et de l’enfant.

Pas de choix politique

Pour la ministre de la santé Claudine Lougué, l’engagement du l’UNFPA au côté du Burkina n’est plus à démontrer et ce don de matériel roulant au profit des populations de Nouna et Diapaga « vise à soutenir les efforts des autorités et des acteurs sur le terrain ». Et cela va permettre de « soulager des milliers de personnes et faciliter le travail des agents de santé ».

Elle a par ailleurs indiqué que le choix des deux CMA « n’est pas politique », car cela a été fait « à partir des études pour voir les indicateurs sur lesquels on peut agir pour que la mortalité maternelle baisse et que les femmes ne meurent plus en voulant donner naissance ».

L’UNFPA, faut-il le rappeler, présente au Burkina Faso depuis plus de 40 ans ne cesse d’accompagner le ministère de la santé dans le cadre de son programme qui vise le bien-être de la population.

Amsétou OUEDRAOGO (stagiaire)

Burkina 24

Rédaction B24

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