Education au Burkina : Le MENAPLN et ses partenaires en conclave

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Le Ministère de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales (MENAPLN) organise la 7e mission conjointe de suivi de la mise en œuvre du Programme de développement stratégique de l’éducation de base (PDSEB). Du 16 au 19 avril 2019 à Ouagadougou, représentants des ministères partenaires, PTF et syndicats et membres de la société civile échangeront sur les activités du département en général et en particulier celles relatives au PDSEB.

Le Pr Kalifa Traoré, Secrétaire général du Ministère de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales (MENAPLN), a indiqué ce mardi 16 avril 2019 que l’éducation de façon générale au Burkina évolue malgré une demande de scolarisation très forte : « Parlant de la résorption des écoles sous paillotes par exemple, vous en construisez, mais il y en a qui sont créées. C’est ça la réalité. Donc, quand les gens comptent les écoles sous paillotes, on dit que ça ne diminue pas. Mais le nombre d’écoles construites augmente sérieusement ».

Le Pr Traoré s’est confié au cours de l’ouverture des travaux de la mission conjointe de suivi de la mise en œuvre du Programme de développement stratégique de l’éducation de base (PDSEB) qui se tient du 16 au 19 avril 2019 à Ouagadougou. Ce cadre de concertation, selon lui, est comme une revue annuelle du suivi des partenaires et de toutes les activités menées au ministère dans le cadre du PDSEB. Il s’agit, dit-il, de réunir tous les partenaires qui interviennent dans l’éducation.

« Aujourd’hui, le chômage fait que les gens viennent à l’enseignement pas forcément par vocation, mais juste parce que c’est un gagne-pain. Pourtant ça fait partie des secteurs qu’il faut aimer. Sinon, beaucoup d’efforts sont faits pour améliorer le secteur de l’éducation au Burkina Faso. Mais, il va falloir que nous-mêmes, nous changions certaines de nos habitudes. Parce que si on continue de faire beaucoup d’enfants, ça va être difficile pour qu’on puisse arriver à scolariser tout le monde en même temps avec les maigres moyens que nous avons. Sinon, il y a des efforts qui sont faits. Par ailleurs, l’autre problème, c’est le maintien à l’école, le taux d’achèvement. Au Burkina, nous sommes à un taux d’achèvement de 60% » (Ibrahima Kaboré, Secrétaire permanent du PDSEB)

« Cette 7e mission nous donne une fois de plus l’occasion de faire le point sur les activités majeures qui ont marqué la vie du département et en particulier celles relatives au PDSEB durant l’année 2018, d’en tirer les mesures et actions à même d’assurer une mise en œuvre réussie du plan 2019 », a expliqué le Pr Kalifa Traoré qui a précisé que tous les acteurs du ministère n’y participent pas nécessairement.

Les rapports d’activités ont été présentés. Le SG du ministère a noté qu’après sept ans de mise en œuvre, le PDSEB, en dépit des difficultés diverses, a connu des avancées notables tant sur le plan des indicateurs physiques et financiers que sur le plan institutionnel. Cependant, de grands défis restent à relever, a-t-il reconnu.

Les efforts de l’Etat, des partenaires techniques et financiers, des ONG et associations ont également été reconnus et salués notamment dans le sous-secteur de l’éducation de base et du secondaire. Le Pr Traoré dit espérer que les travaux durant les trois jours déboucheront sur des feuilles de route pertinentes et des recommandations « réalistes et réalisables ».

Noufou KINDO

Burkina 24

Noufou KINDO

@noufou_kindo s'intéresse aux questions liées au développement inclusif et durable. Il parle Population et Développement.

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