Déguerpissement du domaine du camp militaire : L’OSC « Da Saguo » prône la réhabilitation des maraîchers

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L’organisation de la société civile (OSC) « Da Saguo » a rencontré la presse le jeudi 25 avril 2019 à Bobo-Dioulasso pour dénoncer « l’abandon » des maraichers déguerpis du domaine de la 2ème région Militaire par les autorités. Ils demandent la prise de mesures adéquates pour leur réhabilitation.    

« Réhabilitation des maraichers déguerpis de Kuinima », c’est le mot d’ordre lancé par l’OSC « Da Saguo » (qui signifie en langue Dioula « La Liberté d’expression) à cette rencontre avec les hommes de médias. A l’endroit des dirigeants, Da Saguo exprime son indignation du fait que  « qu’aucune mesure adéquate n’a été trouvée pour remédier au mal ». Et pourtant, face à ce que l’OSC qualifie de « drame social », toutes les consciences devraient être interpellées.

Le coordonnateur de Da Saguo Issouf Ouédraogo est d’autant plus révolté par l’absence de recensement des sinistrés avant le passage destructif  des Caterpillar. Puisque le maire de l’Arrondissement 6, à l’en croire, laissé  entendre que «  nous ne disposons pas de moyens pour recenser les occupants du site ». Le coordonnateur de se demander  alors « depuis quand est ce qu’on doit mener une politique dont on n’a pas les moyens ?».

Pour lui, c’est un déguerpissement de trop qui n’apporte pas de solutions aux problèmes des Burkinabè. « Depuis 2015, on est en train de casser les œufs, mais nous n’avons toujours pas d’omelettes », lance-t-il. De même, la raison sécuritaire qui a prévalu cette opération de démolition ne tient pas. Car  « le premier besoin de sécurité pour l’homme consiste à avoir le ventre plein ». Face à une opération de démolition qui a tout de même épargné les lieux de cultes, le coordonnateur de Da Saguo trouve que les autorités coutumières n’ont plaidé que pour leur propre cause. En conclusion,  les populations ont été abandonnées à leur sort.

Avec pour conséquences, des milliers de personnes sans toit, ni gagne-pain. D’où l’appel solennel à leur réhabilitation.

Aminata SANOU

Correspondante de Burkina 24 à Bobo-Dioulasso



Rédaction B24

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