Bénin : L’opposition demande l’arrêt du processus électoral après les législatives

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Après des législatives marquées le dimanche 28 avril par un taux d’abstention très élevé et des incidents dans le nord du pays, l’opposition a exigé du pouvoir l’arrêt du processus électoral. La présidence a aussitôt réagi.

L’ex-président béninois Nicéphore Soglo et son épouse Rosine Vieira Soglo, entouré de Yayi Boni, également ancien président, l’ancien ministre Candide Azannaï, le représentant de l’USL, Sébastien Ajavon, qui vit en exil en France, ainsi que le président du Parti communiste depuis le siège du parti Renaissance Bénin, rebaptisé « siège national de la résistance » ont indiqué dans une déclaration conjointe le lundi 29 avril se réjouir de « l’abstention massif » expression d’ »un démenti cinglant » au Chef de l’Etat Patrice Talon à qui ils demandent de mettre un terme au processus électoral avant ce mardi 30 avril, au plus tard.

En réaction, la présidence béninoise en a opposé une fin de non-recevoir à l’opposition. Quant à la plateforme électorale de la société civile, face au corps diplomatique et à la presse ce lundi 29 avril, a conclu sur labase des rapports rédigé par ses 700 moniteurs des observateurs que cette élection « n’honorait pas le Bénin ».

Elle a relevé sur le terrain une faible affluence comme l’a indiqué les indications de Fatoumata Batoko Zossou, présidente de la plateforme des organisations. « Les chiffres expriment une situation inédite. Il est fortement probable que le taux de participation reste le plus bas depuis l’avènement du renouveau démocratique », a-t-elle partagé.

Selon Joël Atayi Guèdègbé, membre de la plateforme, plusieurs hypothèses pourraient justifier une explication à ce faible taux de participation allant du « respect du boycott, de la peur d’affrontement, au désintérêt pour un processus dénué d’enjeu et d’offre pour les électeurs ».

Il a par ailleurs relevé au marqueur les incidents survenus lors de cette journée de vote  du dimanche 28 avril 2019. Il s’agit notamment d’ « Incendies de matériel électoral, d’accrochages, et d’intimidations à l’aide de forces occultes endogènes ».

Les observateurs de la société civile ont recommandé au gouvernement d’évaluer la pertinence et le maintien ou non des points difficiles à appliquer dans le code électoral et la Charte des partis politiques pour un meilleur consensus autour de ce processus électoral.

A l’issue de cette élection, deux morts ont été dénombrés par la plateforme qui n’a donné aucune autre précision sur les circonstances et les appartenances politiques des personnes décédées. Le gouvernement qui a catégoriquement démenti cette information a ajouté que ni l’armée, ni la police n’ont fait usage d’armes à feu.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina 24

Source : RFI

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