HCRUN : « Il faut se hâter avec lenteur pour avancer plus surement » (Léandre Bassolé)

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Le président du Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité Nationale (HCRUN), Léandre Bassolé, a animé une conférence de presse ce mardi 30 avril 2019 à Ouagadougou. L’objectif de la rencontre était de donner plus de détails sur l’état d’avancement des différents dossiers.

« Il est utile que chacun comprenne qu’il faut se hâter avec lenteur pour avancer plus surement », a indiqué le président du HCRUN, Bazamboué Léandre Bassolé, pour justifier l’état d’avancement des dossiers. Avec des tournées entreprises dans 9 régions et des partages avec les différents acteurs,  il estime que sa structure fournit des efforts afin d’exécuter les différentes missions.

« La réconciliation n’est plus un choix ni une recette, entre autres, elle doit s’imposer comme une priorité si nous voulons ensemble faire face à l’adversité », a-t-il déclaré.

« Il faut que le HCRUN persévère dans les activités porteuses d’espoir et susceptibles de répondre aux attentes légitimes que sont celles des personnes ayant accumulé des frustrations indues parfois depuis de nombreuses années. Naturellement, il faut au HCRUN les moyens de le faire » (Bazamboué Léandre Bassolé)

Et pour rendre cette réconciliation effective, plusieurs doléances sont à satisfaire. Ces doléances sont notamment la centralité effective du HCRUN et la disponibilité de ressources financières conséquentes. En dépit de ces difficultés, Léandre Bassolé affirme une nette accélération dans certains dossiers et même des aboutissements dans d’autres notamment ceux des femmes de Legmalogo à Bobo-Dioulasso.

Pour avoir choisi de privilégier la justice transitionnelle à la justice classique, le HCRUN par la voix de son président se justifie : « la justice transitionnelle et la justice classique ne s’exclut pas mutuellement. La justice transitionnelle peut aussi se comprendre comme un prolongement de la justice classique ». Né sous la transition, le HCRUN pose comme base la vérité avant tout processus. Une méthode de travail qui rappelle les sociétés traditionnelles.

Pour terminer son point de presse, Léandre Bassolé est revenu sur le cas des déplacés des affrontements de Yirgou. Avec la saison pluvieuse qui s’annonce, une urgence s’impose sur le sort de ces déplacés. Sur le sujet, Léandre Bassolé affirme que c’est une « priorité » de ramener les déplacés dans leurs villages et leur offrir la sécurité nécessaire.

Basile SAMA

Burkina 24

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