Jazz à Ouaga : Des airs venus du continent africain

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« Jazz à Ouaga » connu pour sa programmation aussi diversifiée et coloriée qu’attrayant  ne déroge pas à la règle à cette 27e  édition. Pour ce faire des tonalités variées viennent de l’Afrique.

L’évènement débute fort avec Djam Quintet venu de l’Algérie qui, 11 ans après, revisite la scène de jazz à Ouaga au Burkina. Ce fut l’occasion pour Ahmed Djamil Ghouli alias Djam et son groupe de montrer son amour pour le « pays des Hommes intègres » en gratifiant le public de chanson en langue dioula, des coups de cœur.

Il revisite « Djon maya », titre culte du regretté Victor Démé, artiste qu’il a connu plutôt, plongeant son assistance dans la nostalgie. De l’arabo-andalouse, du  reggae, le public en était servi avec lui.

La virtuose du n’goni, (guitare traditionnelle) Bassékou Kouyaté avec son orchestre le « Ngoni ba » plonge le public dans des rythmes mandingue et jazzy et rock et berce le public avec ses titres « Miri », « chéri ».

Le flutiste nigérien Mamar Kassey avec ses musiciens forme un groupe de jazz-pop et fait voyager aux rythmes peulh, Haoussa, Zarma et Songhaï. Des explorations compositions qu’il doit aux instruments traditionnels, la calebasse, le n’goni, et instruments modernes, la guitare.

Abdoulaye Traoré, burkinabè vivant en Europe et bien connu des scènes européennes a nourri son art des expériences et séduit par sa performance.

Il démontre avec sa création « Djourouba », un opéra de guitare que de nombreux courants s’inspirent du mandingue comme la musique arabo-andalouse dérivée du « Badjourou » ou le blues du wassoulou.

L’Ivoirienne Manou Gallo foule pour la première fois la scène de jazz à Ouaga.  Arrivée directement de l’aéroport sur la scène, la fatigue n’aura pas raison d’elle. Elle donne des leçons de guitare bass et vacille entre le rythme hight life du Ghana, la tradition ivoirienne, le rock et du groove.

Autant de variances, qui font des rythmes jazzy, pop, rock , blues africains, des plus coloriés et des plus adaptés aux sonorités des terroirs africains.

Ainsi durant 9 soirées, des artistes venus de l’Afrique aiguiseront l’appétit des amateurs et inconditionnels du jazz. Après trois soirées au CENASA, ils déménagent à l’Institut Français du 30 avril au 4 mai où se produiront le roi du « Zézé pop », John Yalley, béninois, John Arcadius, Gëstu Quintet du Sénégal, les Burkinabè, Zouratié Koné avec son groupe de « ventistes du Faso », Babey Bissongo, Jacob Salem, Sylvain Dando Paré, Patrick kabré. Les after moment de conviviaux et de rencontre se tiennent dans la cour du Fespaco.

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