Parenté à plaisanterie : Face-à-face Gourounsi-Bissa arbitré par les Yadsé à Garango

Zobra Kalowa, de son vrai nom Zouré Yvette Kalowa, est la promotrice du festival d’identité culturelle Gourounsi- Bissa (FICGB 2019) qui aura lieu du 3 au 5 mai 2019 à Garango dans le Boulgou.

Message d’une Gourounsi aux Bissa

Burkina24

Le festival d’identité culturelle Gourounsi- Bissa (FICGB 2019) est un festival qui regroupera, du 3 au 5 mai 2019 à Garango, la communauté Bissa, celle Gourounsi, sous l’œil vigilant de leurs « chefs communs« , les Yadcé. Pour une première édition, le festival va se tenir sous le thème « La contribution de la parenté à plaisanterie dans la cohésion et l’unité nationale, rôle des personnalités des acteurs culturels ».

Selon Dramane Kawolobou, coordonnateur du FICBG, « la culture de nos jours est en train de disparaître et mieux vaut apporter sa contribution pendant qu’il est temps. Le pays est en mouvement, la paix tellement recherchée, ce festival peut apaiser les tensions sociales avec les plaisanteries à l’appui ».

Ce festival à caractère de « parenté à plaisanterie » entre Bissa, Gourounsi et Yadcé va s’étaler sur trois jours durant lesquels il y aura des prestations artistiques, des visites de sites touristiques du Boulgou, une foire gastronomique, une conférence publique. Le clou est la nuit du face-à-face qui aura lieu le 4 mai entre le vieux Birii et Zobra Kalowa. Ce « combat »  sera arbitré par les Yadcé sur le terrain communal de Garango.

Une visite dans la cour royale de Naaba-koom de Garango le 5 mai 2019 est également prévue.

Pour la promotrice de l’évènement Zobra Kalowa, le choix porté sur Garango se justifie par son ouverture à la parenté à plaisanterie. « Garango est une zone où la parenté à plaisanterie est vraiment vécue », dit- elle. Et Dramane Kawoulgou d’ajouter que c’est une manière de sensibiliser les Bissa : « il faut qu’on aille chez nos esclaves bissa pour les aider à développer leur localité. C’est vrai qu’ils partent en Italie, mais ils ne sont pas partis à l’école. Il faut qu’on leur montre le chemin de l’école, comment il faut concevoir un plan d’urbanisation, parce que chez nous, les maisons sont bien construites. On peut faire 100 à 200 ans sans que ça ne tombe. Mais les maisons Bissa, du jour au lendemain, un petit vent accompagné d’une petite pluie, ils seront obligés de se remettre au travail ! ».

Saly Ouattara

Burkina 24



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