1er-Mai 2019 : « La résolution des problèmes au cas par cas est la conséquence de l’attitude du gouvernement »

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A l’instar d’autres pays à travers le monde, le Burkina Faso n’est pas resté en reste sur la célébration de la fête du travail. Pour marquer cette journée importante pour les luttes syndicales, l’Unité d’Action Syndicale (UAS) au Burkina Faso a tenu un meeting ce mercredi 1er mai 2019 à Ouagadougou.

1er mai, une date pour les différents syndicats de rappeler ce pour quoi ils se battent. Et pour cette année 2019, la tradition a été respectée à quelques exceptions près. Pas de marche ni de cahier de doléances. Simplement un meeting et une lettre de protestation contre les retards dans la tenue des rencontres gouvernement/syndicats.

Un changement de méthode qui s’explique selon le président du mois de l’UAS Yamba Georges Koanda par la situation sécuritaire du pays. « En ce 1er mai 2019, le mouvement syndical a retenu de ne pas effectuer de marche en hommage à toutes les victimes des attaques terroristes, les éléments des FDS et nos camarades travailleurs notamment ceux du secteur de l’éducation, principales cibles de forces obscures », a-t-il indiqué.

« Dans la sous-région ouest africaine, la bande sahélo saharienne est une zone de non droit où les groupes terroristes et délinquants de tout acabit développent allègrement leurs activités criminelles très souvent avec la complicité des pouvoirs corrompus et fantoches et de l’impérialisme, notamment français. L’illustration, c’est l’occupation de Kidal au Mali. Cette région réputée riche en gaz naturel, en uranium, en or et en pétrole est occupée par les terroristes sous la protection de la force française Barkhane »

Yamba Georges Koanda

Ce meeting de 1er mai a été l’occasion pour les centrales syndicales et les syndicats autonomes de faire un rappel des avancées et des acquis du mouvement syndical. Mais en dépit des ces acquis, plusieurs zones d’ombres persistent.

« Près de quatre ans après que le peuple ait chassé le président Blaise Compaoré, la déception que ressentent les populations et particulièrement les jeunes résulte de la non prise en compte des aspirations qui ont nourri les sacrifices consentis lors de l’insurrection populaire et la résistance héroïque et victorieuse au putsch du général Gilbert Diendéré », a souligné Georges Koanda.

Le ministre de la fonction publique recevant la lettre de protestation de l’UAS

Le président du mois de l’UAS accuse le gouvernement d’avoir ce qu’il appelle « une certaine négligence, un certain mépris » du mouvement syndical. « La résolution des problèmes au cas par cas est la conséquence de l’attitude du gouvernement », a-t-il ajouté avant d’affirmer que seul le gouvernement peut résoudre les problèmes qu’il a lui-même créés.

Un appel au maintien et au développement de l’unité d’action à la base a par ailleurs été lancé à l’endroit des différents syndicats.

Basile SAMA

Burkina 24

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