Burkina : La paralysie du système judiciaire continue

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Lors d’une assemblée générale tenue dans la matinée du lundi 6 mai 2019, les avocats ont décidé de reconduire leur mouvement d’humeur en suspendant, pour une semaine, toute participation aux audiences et ce, pour dénoncer  le blocage de l’appareil judiciaire d’une part et d’autre part « l’incapacité de l’Etat à apporter une solution durable ».

Depuis deux semaines, les avocats du Burkina Faso observent un arrêt de travail. Le lundi 6 mai 2019, après une assemblée générale, ils ont décidé de reconduire le mouvement d’humeur du mardi 7 au lundi 13 mai 2019, a confirmé un avocat à Burkina 24.

L’audience du procès du coup d’Etat qui devait reprendre le mardi 7 mai 2019 risque de connaitre une nouvelle suspension.

Si le mouvement est suivi par l’ensemble des avocats, certains par contre ne partagent pas le principe, la philosophie qui sous-tend la lutte, notamment en ce qui concerne le blocage au tribunal militaire. L’arrêt de travail s’applique aussi à cette instance. « On ne peut pas brimer les droits des uns pour revendiquer pour d’autres », souligne un avocat au micro de Burkina 24. 

A noter que le mouvement d’humeur engagé par les avocats a conduit à une marche de ces derniers le lundi 29 avril 2019 pour dénoncer le dysfonctionnement de l’appareil judiciaire.

Tous ces blocages, à en croire les avocats, résultent du conflit qui oppose la Garde de sécurité pénitentiaire (GSP) à l’Etat depuis octobre 2018 d’une part et entre L’Etat et les les fonctionnaires des corps des greffiers depuis le 19 avril 2019 d’autre part, empêchant les justiciables d’avoir accès aux services. 

Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24



Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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