Burkina : Le SPONG, fort de 206 membres

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Le Secrétariat Permanent des Organisations Non Gouvernementales (SPONG) a tenu ce jeudi 09 mai 2019 une assemblée générale ordinaire. Objectif : faire le bilan de ces activités et voir dans quelles mesures booster le développement des populations vivant au Burkina Faso.

Cela fait 44 ans que le Secrétariat Permanent des Organisations Non Gouvernementales (SPONG) mène son combat pour le développement du Burkina Faso. A ce jour, ce sont 206 membres qui composent le SPONG. Des défis, il a en relevés, mais des efforts restent à fournir.

Tournées vers le développement des populations vivant au Burkina Faso, les associations et ONG rencontrent des difficultés dans la mise en œuvre de leurs projets. « Ce sont des problèmes liés à la mobilisation des ressources, à la menace sécuritaire, à la lourdeur de procédure, à l’accompagnement attendu de l’Etat dans certains secteurs qui tarde à venir », a souligné Juliette Compaoré, Présidente du Conseil d’administration du Secrétariat Permanent des Organisations Non Gouvernementales (SPONG).

Dans la mise en œuvre de leur projet de développement, l’ensemble des membres du SPONG rencontre des difficultés sur le terrain. Pour Juliette Compaoré, «c’est une contrainte en termes de mobilité et une contrainte de mobilisation des partenaires qui nous appuient (…). Face à la crise sécuritaire, certaines ONG du Nord à l’Est en passant par le Sahel, ne peuvent plus accéder à leur zone d’intervention,  voient leurs partenaires techniques et financiers se retirer, refuser de poursuivre la collaboration ».  

“Face à la crise sécuritaire, certaines ONG du Nord à l’Est en passant par le Sahel, ne peuvent plus accéder à leur zone d’intervention ” Juliette Compaore

Le gouvernement s’est montré rassurant face aux difficultés que rencontrent les membres du SPONG. En effet, explique le ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, chargé de l’aménagement du territoire, Pauline Zouré, représentant le ministre de l’économie, président de la cérémonie, «c’est un motif de satisfaction et d’encouragement pour le gouvernement de savoir que des associations et ONG de développement sont aux côtés du gouvernement et des populations pour nous accompagner dans la mise en œuvre du Programme National de Développement Economique et Social (PNDES).

Cette assemblée est faite autour du bilan et des enjeux et difficultés qu’ils rencontrent, difficultés qui ont été exposées notamment la question sécuritaire. Nous les avons rassurés en leur disant que des efforts très importants de l’ordre de plus de 30% du budget global de notre pays ont été consacrés au secteur de la sécurité, de la défense et du renseignement pour pouvoir baliser le  terrain pour que les associations les ONG et autres acteurs de développement puissent travailler ».

En sus de cela, il y a également « des accompagnements d’ordre fiscal et dans les textes pour avoir de meilleures conditions d’exercice de leurs activités », a laissé entendre Pauline Zouré. Elle félicite la coopération belge, qui a su répondre aux ajustements de leurs instruments et mécanismes d’intervention, surtout financiers. Elle invite par ailleurs les partenaires, compte tenu du contexte d’insécurité, à adapter les mécanismes  de financement et la réponse à apporter au niveau du terrain.

A cette assemblée générale, l’épouse du Chef de l’Etat, Sika Kaboré, elle aussi membre du SPONG, était présente et Juliette Compaoré, a souhaité qu’elle puisse appuyer le plaidoyer du SPONG pour l’accompagnement des ONG.

Une visite des stands a également marqué cette cérémonie. Une occasion de découvrir les produits des membres du SPONG.

Irmine KINDA

Burkina 24

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