Libération d’otages : « La coopération (militaire) marche assez bien »

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Enlevés le 1er mai dernier au Bénin, dans la nuit de jeudi 9 à 10 vendredi mai 2019, au nord du Burkina Faso les Français Patrick Picque et Laurent Lassimouillas et la citoyenne coréenne, après avoir été reçus par le Président du Faso ce 11 mai 2019, sont dans les airs pour Paris.

Libérés de « l’enfer »

Les premiers mots de l’ex-otage Laurent Lassimouillas, qui s’est exprimé au nom de ses codétenus vont aux soldats et notamment aux familles du maître Cédric de Pierrepont et du maître Alain Bertoncello, les deux officiers mariniers au sein du commandement des opérations spéciales qui sont tombés lors du raid qui a permis de les libérer des mains de leurs ravisseurs.

« Toutes nos pensées vont aux familles des soldats et aux soldats qui ont perdu la vie pendant qu’ils nous libéraient de cet enfer », a déclaré l’ex-otage au sortir de la brève entrevue avec le président burkinabè. Les deux Français n’oublient pas leur chauffeur-guide béninois tué lors de leur enlèvement. « Ça a été très difficile aussi », partage l’ex-otage qui remercie « les autorités françaises, celles du Burkina Faso d’avoir participé à [leur] libération et à ce qu’[ils soient] loin de cet enfer qu’[ils ont] vécu ».


« La coopération (militaire) marche assez bien »

En effet, en vie et en lieu sûr près de dix jours après leur enlèvement – pour ce qui est des deux otages français – « l’américaine ayant été récupérée par les Américains », les quatre ex-otages doivent leur salut à l’intervention militaire des forces spéciales françaises et burkinabè. « Ça a été le cas dans cette opération où il y a eu la participation d’une quinzaine de militaires burkinabè. Il y a eu la collaboration aussi en termes de renseignements et qui a abouti au succès de l’opération », a déclaré Alpha Barry, ministre des affaires étrangères et de la coopération régionale.

Dans le communiqué annonçant la tenue de l’opération, le président français Emmanuel Macron remerciait les autorités béninoises et burkinabè « pour leur parfaite coopération » et les assurait de « l’entière volonté de la France à les aider dans leur lutte contre le terrorisme au Sahel ».

Dans ce sens, a laissé entendre le chef de la diplomatie burkinabè, le président du Faso a exprimé « tout l’intérêt de la coopération entre le Burkina Faso et la France notamment sur ces questions de sécurité au Sahel – coopération (qui) marche assez bien » et qui a abouti au succès de cette opération que constitue la libération des otages.

« Elle est régie par un accord de défense que nous avons signé en décembre dernier à Paris », a relevé le ministre des affaires étrangères avant d’ajouter : « nous allons continuer à travailler, coopérer, à intensifier notre relation dans ce domaine de sorte que nous puissions enrayer la menace terroriste au Sahel ».

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Burkina24

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