Mouna N’Diaye : Visage de la culture et du cinéma africains à Cannes

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Actrice, réalisatrice, Maimouna N’Diaye, visage du cinquantenaire du Fespaco, est membre de jury catégorie Palm d’or du 72e festival de films de Cannes en France.

Elle n’est plus à présenter dans le milieu du cinéma africain. Actrice, elle a joué dans plusieurs films sur le continent et en Europe. Mais celui qui va la révéler et lui a ouvert la voie aux lauriers, est « L’œil du cyclone » de Sékou Traoré, Etalon de bronze au Fespaco 2015, confiait-t-elle dans une entrevue. Tant le film a remporté  de nombreux prix aux festivals africains, FESPACO, Khouribga, Bujumbura, Tunis, Yaoundé.

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Présente à Cannes qui se déroule du 14 au 25 mai 2019, dans le sud de la France, lavocate dans «  L’œil du cyclone » devra aux côtés de ses pairs défendre ses choix et ensemble, ils ont la lourde tâche de départager 21 films et attribuer un peu moins d’une dizaine de prix, dont la prestigieuse Palme d’or.

Jurée dans cet important rendez-vous de cinéma au monde, cette responsabilité viendra la conforter dans ce rôle car elle a déjà été membre de jury aux Journées Cinématographiques de Carthage en novembre 2018, présidente de jury court métrage aux JCC en 2016.

Elle porte par ses origines panafricaines, burkinabè, sénégalaise, nigérienne, ivoirienne, guinéenne, l’Afrique à Cannes. L’Afrique qui est très souvent absente à cette compétition.

Ces origines africaines, Mouna les exhibe fièrement.  Elle a emporté avec elle, la culture africaine et plus particulièrement la culture burkinabè.

Ses premières sorties sont remarquables. Une coiffure afro ou un foulard assorti aux tenues griffées des noms de stylistes africains.

Maimouna N’diaye à Cannes, tenue: Faso Dan Fani de Soro Bis (Image google)

Sa première apparition se fait dans une tenue à trois tons, une longue robe de soirée de couleur rouge accompagnée d’un boléro et accessoires, sac à main et d’un foulard assorti de perle Akan, le tout  100% en Faso danfani, signée Soro Bis.

A la première conférence  de l’évènement, elle porte une combinaison, mélange de Kôkô Dunda et Faso Danfani «Collection Bazem’sé » qui porte la griffe de Koro DK.

Puis, à la traditionnelle montée des marches, moment très important pour les stars qui dans les coutures les plus folles, les plus imaginaires sont exhibées, elle ne passera pas inaperçue. Elle pose avec les membres du jury dans une robe de cérémonie Violette en guipure de Clara Lawson.

« Il n’y avait pas mieux que quelqu’un qui va à Cannes comme Mouna pour valoriser ce trésor burkinabè. Ça ne peut faire que du bien au Faso dan fani. C’était une manière pour nous de l’accompagner et qu’elle nous porte sur ce grand tapis rouge. C’est une aubaine pour nous les stylistes burkinabè », s’est exprimé Soro Bis.

L’évènement est important pour le continent, et les femmes la représentent. La Sénégalaise Mati Diop est la première femme cinéaste africaine à avoir son film en compétition pour la Palme d’or.

Mati Diop, en 2010, avait réalisé un court métrage intitulé « Atlantiques », un film dans lequel un jeune Dakarois relate ses malheurs lors de la traversée clandestine de l’Atlantique pour se rendre en Europe.

Elle revient avec un long métrage du même titre « Atlantique » au singulier et qui traite aussi des migrations.

Revelyn SOME

Burkina24

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