Burkina : Les chauffeurs protestent contre l’arrêté du 7 mai

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Les chauffeurs des gros porteurs protestent contre l’interdiction de circuler à des heures dites de pointe.  Et en guise de manifestation, ils ont décidé de cesser toute activité jusqu’à ce que « les autorités reviennent sur leur décisions ».

Le 7 mai 2019, la mairie de la ville de Ouagadougou prenait un arrêté pour réglementer la circulation des gros porteurs. Seulement, ledit arrêté passe mal du côté des transporteurs et en guise de réponse à l’application de l’arrêté, le trafic au niveau des routes nationales connait des perturbations. « Notre pays est comme un rond-point. Mais si tu arrives à 6 heures et on te dit que tu ne peux pas passer, si ce n’est pas à 22 heures, c’est très mauvais. Nous demandons au maire de revoir sa décision », a expliqué Mahamadi Ilboudo, un chauffeur de gros porteur.

Des discussions auraient eu lieu entre les transporteurs et le maire et ce dernier serait resté sur sa décision. Saydou Lompo, un autre chauffeur explique que « rien n’est fait » au niveau des entrées de la ville. « Normalement, les autorités devaient construire une sorte de parking avec tous les accessoires, douches, toilettes, aire de repos et autres. Mais il n’y a rien », a-t-il indiqué.

« Nous allons garer où pour attendre 22 heures ? » interroge le chauffeur Lompo

Le manque d’infrastructures adaptées semble être vraisemblablement une raison fondamentale de la  lutte des chauffeurs des gros porteurs. L’arrêté du maire « n’arrange personne » et « tant qu’ils vont rester sur leur décision, nous n’allons pas fléchir », ajoute Saydou Lompo. Les transporteurs disent réclamer l’autorisation de passer au niveau de la circulaire pour rallier la route nationale N1 afin de continuer à Bobo-Dioulasso.

Ça ne serait donc pas l’entièreté du décret qui est en jeu mais plutôt une partie ou du moins un itinéraire bien tracé que les transporteurs revendiquent. Ledit itinéraire serait le tronçon qui quitte la route de Koupéla (RN4) et passe par l’échangeur de l’Est pour aller aboutir au niveau de la route de Bobo (RN1). Un tronçon qu’ils disent incontournable à ce niveau de développement des infrastructures routières.

Mais en entendant que les deux parties trouvent un terrain d’entente, ce sont les riverains des routes et des quartiers qui se trouvent entre le marteau et l’enclume et en plus sans défense ni mot à dire. Embouteillages, accidents, déviations improvisées et poussières seront alors le quotidien de ces riverains.

Basile SAMA

Burkina 24

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