Burkina : Les avocats réaménagent l’arrêt de travail

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Les avocats en assemblée générale ont décidé de réaménager l’arrêt de travail qu’ils avaient décidé. Avec la reprise du travail par le personnel des greffiers, les avocats ont convenu, a confié un des leurs à Burkina 24 le lundi 27 mai 2019, de la reprise de leur participation pour les audiences commerciales, civiles, administratives et des référés.

L’Assemblée générale des avocats du Burkina était « houleuse » le lundi 27 mai 2019. Selon une source, trois tendances étaient représentées. Il y avait ceux qui ont soutenu la levée du mot d’ordre d’arrêt de travail, ceux qui ont proposé une pause, c’est-à-dire, une suspension du mouvement pour deux semaines et la troisième tendance était pour le durcissement du ton.

Il a fallu, selon la source, passer par des votes pour départager les positions. Mais ajoute-t-elle, « la grande nouveauté à l’AG d’aujourd’hui, c’est la présence des avocats des parties civiles (Procès du Coup d’Etat) ». A en croire la source, ceux-ci étaient absentes lors des précédentes assemblées générales.  

Après le vote, il a été décidé de la reconduite de l’arrêt de travail pour les audiences pénales. « L’AG a réitéré la suspension de la participation des avocats à toute audience pénale », explique la source qui précise que les avocats sont appelés à reprendre les audiences commerciales, civiles, administratives et des référés.

La cause, les Gardes de sécurité pénitentiaires (GSP) sont toujours en mouvement de grève, empêchant les avocats d’avoir accès à leurs clients.

La suspension de la participation aux audiences pénales couvre la période de deux (2) semaines, à compter du lundi 27 mai 2019 à minuit. « L’objectif, selon la source, est d’obliger l’Etat à faire fonctionner la chaîne pénale par tout moyen légal de son choix (…). On se retrouve le 10 juin (2019) pour apprécier l’état des lieux et la meilleure conduite à tenir ».

Même avec ce réaménagement, les audiences au Tribunal militaire ne connaîtront pas la participation des avocats. Ceux-ci devaient prendre la parole, à la reprise, le mardi 28 mai 2019, pour débuter leurs plaidoiries.

Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24

Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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