Burkina : Rupture collective de jeûne au siège du HCRUN

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Dans le but de renforcer l’unité nationale et la cohésion sociale au Burkina Faso, le Mouvement des commerçants pour le développement et l’émergence au Faso a organisé une rupture collective de jeûne avec des membres du Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN), le vendredi 31 mai 2019. C’était une occasion de prière et de bénédictions pour une paix durable.

Ce vendredi 31 mai 2019, la résidence du président du Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN) était comme une mosquée. Les membres du mouvement des commerçants pour le développement et l’émergence au Faso et ceux du HCRUN ont organisé une rupture de jeûne collective.

La soirée de ce jour saint a été marquée par le partage de la nourriture, des prières, des bénédictions à l’endroit du HCRUN et pour la paix au Burkina Faso. Plusieurs guides religieux et des autorités politiques notamment le ministre de la jeunesse, Salifou Tiemtoré, étaient présents.

Le président du mouvement, Naaba Sanem, a expliqué que les commerçants sont partis du simple constat de la nécessité de rechercher la cohésion et l’émergence du Burkina Faso.

Naaba Sanem, Le président du mouvement

Il faut noter que plusieurs structures évoluent dans la recherche de la cohésion sociale au Burkina depuis quelques temps. Pour le mouvement des commerçants, ce n’est que le début d’une tournée à leur niveau. David Bayili, vice-président dudit mouvement créé en 2018, a indiqué qu’il s’agit de prôner le civisme dans toutes ces formes au Burkina Faso.

Il a pris l’exemple des commerçants qui ne seraient pas en règle vis-à-vis de l’administration fiscale et qui contribuent à freiner le développement du pays. David Bayili a précisé que leur mouvement est implanté dans les 13 régions du Burkina Faso, regroupe pour le moment plus de 3.000 membres et compte dans les jours à venir s’implanter dans les 45 provinces.

«Cette initiative est merveilleuse car c’est la toute première fois qu’un groupe de gens nous encourage. Chez les Mossi quand vous dansez et que vous n’êtes pas encouragés, cela vous démotive. Mais quand vous êtes encouragés, cela vous donne du tonus et de la force à continuer dans votre mission », a fait savoir Le Lebda Naaba Baongo, membre du HCRUN.

Jules César KABORE

Burkina 24

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