Education : Les instituteurs adjoints certifiés et certifiés ont désormais leur syndicat

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Le Syndicat national des instituteurs adjoints certifiés et certifiés du Burkina (SYNIACCB) est une nouvelle structure syndicale dans le monde éducatif. Il a été présenté lors d’un point de presse ce samedi 1er juin 2019 à Ouagadougou. L’objectif de ce mouvement, selon ses responsables, est de défendre entre autres les intérêts moraux et matériels des travailleurs, lutter pour la sauvegarde de l’école burkinabè et pour une éducation adaptée aux réalités socioculturelles, et lutter pour la revalorisation de la fonction enseignante.

Le Syndicat national des instituteurs adjoints certifiés et certifiés du Burkina (SYNIACCB) a vu le jour. Ses responsables ont adressé une lettre à la Coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE) en lui demandant de ne point rompre la communication avec sa base.

« Ici nous avons décidé de créer ce syndicat tout simplement parce que qu’il y a eu divergences de procédés et en même temps c’est pour apporter à la CNSE nos difficultés. Parce que c’est nous qui vivons plus avec nos difficultés », a expliqué le secrétaire général du SYNIACCB, Adama Dabilgou.

Selon lui, les instituteurs adjoints certifiés (IAC) et les instituteurs certifiés (IC) sont majoritaires depuis les années 60 et n’ont toujours pas eu de syndicat.

Ce n’est pas en se morcelant que nous allons apporter surtout un succès de grande envergure à la fonction enseignante. La base où nous sommes en tout cas à part les indemnités spécifiques et les indemnités de logement où il y a eu quelques améliorations, nous ne sentons pas que le statut est valorisé », a affirmé le secrétaire général adjoint, Alou Issouf Diallo.

Ce dernier a estimé que « la CNSE devrait revoir le statut valorisant, c’est vrai qu’il y a des acquis et des avantages et d’ailleurs nous les félicitons, mais ce n’est pas aussi suffisant ».

Dans une démarche revendicative, les syndicats de l’éducation comptent engager des actions pour un succès à l’éducation. Les agents de l’éducation sont préoccupés par la valorisation du statut de la fonction enseignante, avec le recrutement niveau BAC où le plafond ira en catégorie B.  

En dépit de tout, ils réclament la relecture du statut valorisant pour éviter de les brimer, interpellent le gouvernement à un dialogue afin de repenser le système éducatif. Les syndicats appellent aux respects des engagements et l’implication de tous les acteurs dans une meilleure amélioration du monde de l’éducation.

Aïna TOURE (stagiaire)

Burkina 24

Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

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