Burkina : Un 3e bien culturel en « bonne » voie d’inscription au patrimoine mondial

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La série de sites de métallurgie ancienne d’extraction du fer du Burkina Faso est le seul bien africain en compétition pour l’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO. A cet effet, deux grands évènements majeurs sont inscrits dans le calendrier des autorités burkinabè en charge du patrimoine. Le pays abritera la réunion du groupe 5 Afrique du comité du patrimoine mondial, puis prendra part à la préparation de la session du comité du patrimoine mondial à Bakou eb Azerbaïdjan afin de défendre le bien burkinabè en compétition. En vue d’impliquer plus les journalistes et de communiquer sur l’évènement, une formation a été organisée à leur endroit ce lundi 3 juin 2019 à Ouagadougou. 

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Après les ruines de Lorépéni dans le Sud-ouest, l‘extension du complexe du parc W au patrimoine mondial de l’UNESCO, cette année, c’est une série de sites de métallurgie ancienne de fer que le Burkina veut présenter en compétition pour le patrimoine de l’UNESCO.

C’est un ensemble de 5 sites  répartis sur le territoire (notamment à Yaminin, Kidibo, Tiwêga, Douroula et Bekuy) et datant du 8e siècle avant Jésus Christ, qui abrite encore les hauts fourneaux de la méthode d’extraction du fer à partir du minerai.

 « Le dossier monté augure de bonne perspective pour son inscription », rassure Vincent Sedego, directeur du patrimoine culturel burkinabè.

Mais bien avant de défendre le dossier  à la 43e session du comité du patrimoine qui se tiendra du 30 juin au 10 juillet 2019 en Azerbaïdjan, le pays abritera du 10 au 14 juin 2019 à Ouagadougou, une réunion du groupe 5 Afrique du comité du patrimoine mondial. Ces experts sont issus de l’Angola, Ouganda, Tanzanie, Zimbabwe et du Burkina Faso.  Ils vont se pencher sur les biens culturels et naturels de valeur universelle exceptionnelle proposée pour inscription au patrimoine mondial et discuter de la stratégie que la région devra mettre en œuvre pour défendre le dossier burkinabè.

 Prendront également part à cette réunion, le Togo, le Sénégal, le Nigéria, le Cameroun, la Côte d’ivoire, l’Afrique du sud ainsi que des représentants du patrimoine de l’UNESCO.

« Ils vont mettre toutes les stratégies en place pour que le Burkina, seul pays africainn n’échoue pas », dit Lacina Simporé, secrétaire général du ministère de la culture, étant donné que les biens de l’Afrique au patrimoine mondial ne représentent qu’une infime partie, 96 biens sur 1092.

« Nous allons en compétition, en coupe du monde au niveau de la culture, donc nous demandons le soutien des journalistes, pour que ce patrimoine soit d’abord connu des Burkinabè, qu’il soit inscrit dans le cœur des Burkinabè avant la reconnaissance du monde entier », explique-t-il.

Les nécropoles de Bourzanga, la cour royale de Tiébélé, la réserve de biosphère de la mare aux hippopotames de Bala, les gravures rupestres du Sahel et Sya et le centre historique de Bobo-Dioulasso sont  les cinq autres biens éligibles sur la liste indicative de l’Unesco alors qu’un inventaire « non exhaustif »  fait état de 1492 éléments répertoriés sur le territoire national.

Revelyn SOME

Burkina24

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