Patrimoine mondial: Les experts africains se réuniront à Ouagadougou

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Dr Lassina Simporé, expert en gestion du patrimoine a animé une conférence de presse ce mercredi 5 juin 2019 à Ouagadougou.  L’objectif de ladite conférence était d’annoncer les couleurs de la tenue de la 4ème réunion des experts des pays d’Afrique Subsaharienne.

Avec 14 sites classés patrimoines nationaux et sa place de vice-président du comité du patrimoine mondial, le Burkina est dans l’obligation d’exécuter une mission due à son statut de vice-président. Une mission qui consiste à préparer et abriter la réunion préparatoire de la 43ème session du comité du patrimoine mondial (CPM) du groupe 5a.

Ladite rencontre préparatoire est prévue pour se tenir du 10 au 15 juin 2019 à Ouagadougou. Un rendez-vous pour les cinq pays du groupe 5a que sont l’Angola, l’Ouganda, la Tanzanie, le Zimbabwe et le Burkina Faso de se pencher sur les principaux objectifs de la session du CPM. Des objectifs qui sont, entre autres, la meilleure appropriation des directives opérationnelles, la meilleure préparation des dossiers de la 43ème session et une discussion sur la stratégie à mettre en œuvre par la région.

« La protection de l’UNESCO est une arme fatale

C’est au moment où les sites sont en danger qu’il faut les protéger davantage. Je pense que la réponse à ces questions d’insécurité est culturelle. Il faut des réactions culturelles Malgré ce qui nous arrive, nous devons animer nos salles de spectacle, on doit sentir des gens vivre. Et ça, c’est la culture qui peut apporter cela » (Dr Lassina Simporé)

A cette 43ème session du comité du patrimoine mondial, le Burkina Faso va introduire un dossier sur le classement des sites de métallurgies anciennes au patrimoine mondial. « Cette année, la participation des premiers responsables des ministères techniques concernés est fortement attendue à la 43ème session du comité du patrimoine mondial. Un dossier relatif à la série de sites de la métallurgie ancienne de fer a été soumis pour être examiné. L’inscription de ce dossier s’il venait à aboutir portera à trois le nombre des biens burkinabè figurant sur la prestigieuse liste du patrimoine mondial », a expliqué le Dr Lassina Simporé.

Les enjeux de cette inscription sont « énormes » de l’avis de l’expert. Et comme acquis que pourrait apporter cette inscription, il y a la réduction de la dégradation des biens du patrimoine mondial, la protection des patrimoines à l’échelon national et l’augmentation de la part de l’Afrique dans la constitution du patrimoine mondial. En rappel, la 43ème session du comité du patrimoine mondial se tiendra à Bakou en Azerbaïdjan du 30 au 10 juillet 2019.

Basile SAMA

Burkina 24

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