« A servir notre patrie, nous nous sommes résolus »

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Encore quinze mois à passer à l’Ecole nationale de police à l’issue de la Formation militaire de base de trois mois et les épaulettes d’élèves céderont la place à celles de sous-officiers de police. 

Les trois mois qu’a duré la formation initiale a servi aux instructeurs pour apprendre aux 978 nouvelles recrues de la première cuvée d’élèves sous-officiers de police recrutés avec le niveau du baccalauréat de prendre conscience de leurs capacités physiques et morales.  Ce vendredi 7 juin 2019 ils ont été présentés au drapeau et ont reçu leurs passants d’élèves de première année qui leur confère le statut d’élèves sous-officiers de police.

D’un effectif de 978 élèves, la 49ème promotion de l’école nationale de police est composée de 799 élèves sous-officiers de la police nationale, d’un élève inspecteur, de dix élèves contrôleurs, de quatre élèves assistants et 174 agents de la police municipale recrutés au profit des communes de Ouagadougou, Dédougou, Kaya, Gaoua, Banfora, Réo, Houndé, Kompienga et Kampti.  

Le niveau de recrutement des élèves sous-officiers de police compte pour le commissaire divisionnaire Tiéfi Dabiré, directeur de l’école nationale de police. Ce qu’il n’a pas manqué de relever lors de son intervention. « On se croirait à l’université Ouaga 3. Vous allez porter ce matin les attributs de ce pôle d’excellence dont la sauvegarde de sa notoriété dépendra de votre discipline, disponibilité et l’intérêt que vous accorderez dès maintenant aux enseignements », a-t-il dit dans son adresse aux nouvelles recrues.

Une seule recrue n’a pas atteint cette étape de la formation. Elle a été « renvoyée pour faute grave touchant à l’éthique et à la dignité de l’emploi » avant la fin de cette phase qui permet aux recrues d’acquérir les fondamentaux. Au cours de cette étape, ils ont découvert les traditions, les actes élémentaires et les réflexes attendus du policier. A présent qu’ils ont été présentés au drapeau, il est attendu d’eux qu’ils le défendent « au risque du sacrifice suprême en tout temps et en toute circonstance et le transmettre à la génération future ».

C’est « heureux de porter ces passants car c’est le visa pour aller de l’avant » qu’ils se sont enfin rendus aux dortoirs.

La première cuvée de sous-officiers de police n’oubliera pas de sitôt l’accueil spécial qui leur a été réservé par les instructeurs. Depuis ce jour jusqu’à leur présentation au drapeau, marqués par certains de leurs encadreurs, les élèves de la 49ème promotion ont pu les imiter devant la hiérarchie et leurs aînés de la 48ème.   

Les élèves sous-officiers de police Ouédraogo N., Sawadogo G. W. et Kabré R. ont ainsi imité les assistants Rouamba, Noufé et leur « encadreur en traumatologie ». Trois d’entre eux laisseront entrevoir ensuite ce qu’ils ont enduré pendant ce temps où ils ont connu ce qu’est la privation. « Privés de toute réalité, nous avons été déconnectés du monde réel. Soleil, lune et terre, nos seuls repères ».

Et pas uniquement. Il y a ce qu’ils ont appris, retenu et dont ils sont fiers. Vient en premier l’esprit du fantassin qu’ils ont gardé en eux. Celui de solidarité. « Un pour tous. Tous pour un ». Et le don de soi pour l’honneur de la patrie. « Nous avons appris à tout donner (…) A servir notre patrie, nous nous sommes résolus ».  

C’est « heureux de porter ces passants car c’est le visa pour aller de l’avant » qu’ils se sont enfin rendus aux dortoirs. En attendant la phase suivante de la formation pendant laquelle, « l’intellect sera mis en exergue ». Pendant les quinze prochains mois, il incombe aux instructeurs et enseignants de « bien (leur) apprendre pour mieux protéger » leurs compatriotes.

Oui KOETA

Burkina24      

Oui Koeta

'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

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