Burkina : Echanges directs entre Marshall et des personnes vivant avec un handicap

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La ministre de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire a rencontré ce vendredi 7 juin 2019 à Ouagadougou, les associations des personnes vivant avec un handicap pour des « échanges directs ».

Hélène Marie Laurence Marshall veut s’enquérir des préoccupations des personnes avec un handicap afin d’harmoniser et entreprendre des actions plus efficaces. Cette rencontre intervient après les modifications qu’a subies son ministère qui fait désormais sienne, la problématique des personnes vivant avec un handicap après la suppression du secrétariat y consacré.

Pour ce faire, son département s’est doté de politiques et stratégies pour la promotion et la protection de cette cible. « Nous allons voir ensemble pour que cette cible ne soit pas oubliée parce que quand on ne la rencontre pas, on ne lui dit pas ce qui se passe, elle a l’impression qu’elle ne compte pas. Aujourd’hui, tout le monde compte au Burkina ».

Il sera aussi question à cette rencontre de statuer sur les recommandations et engagements pris par le prédisent du Faso au forum national avec les personnes vivant avec un handicap.

Les lignes ont bougé depuis lors ?

La ministre répond : « Moi je pense que les lignes ont bougé, mais les bénéficiaires vont penser que les lignes n’ont pas bougé parce que ça ne bouge pas au rythme qu’ils voudraient, ça aussi c’est vrai ».

De son côté, le président de la fédération des associations de personnes vivant avec un handicap, Issa Palenfo, n’est pas catégorique. « Les lignes n’ont pas trop bougé », dit-il, bien que reconnaissant  quelques points positifs.

Issa Palenfo, président de la fédération des associations des personnes vivant avec un handicap

« Des activités génératrices de revenus avaient été mises à la disposition des personnes vivant avec un handicap. C’est quelque chose d’objectif qui a été fait. L’obtention de la carte d’invalidité dont le blocus était beaucoup plus la question du certificat médical, a trouvé des améliorations, puisqu’aujourd’hui tout le ministère de la santé sait qu’il faut un certificat médical pour avoir une carte d’invalidité et de pouvoir bénéficier de ce qu’on appelait hier des avantages, même si ce sont des droits ».

Son plus grand soulagement, c’est la prise en compte de leur question par les différents ministères.  « Depuis le forum national, à chaque fois que nous approchons un ministère, on sait  que les préoccupations des personnes avec un handicap doivent être prises en compte, tout le monde est informé ».

Mieux encore, poursuit-il, « le président a promis que chaque deux ans il y aura un forum. Ce qui veut dire que chaque deux ans, chaque département ministériel viendra dire qu’est-ce qu’il a fait pour les personnes handicapées ».

Mais pour l’heure, il attend plus d’engagements de la part de la ministre. « Je pense qu’elle va le faire parce que quand on ne peut pas prendre des engagements,  on ne viendra pas devant la société civile dont la nôtre ».

Néanmoins, il a des points sur lesquels il compte interpeller la ministre : la pauvreté et pour lutter contre, il faut plus de formation, l’éducation et surtout l’accès au service de soins.

Mais la ministre rappelle les priorités du gouvernement. Le défi sécuritaire auquel il est confronté fait de telle sorte que les ressources sont réorientée. « D’où la nécessité de trouver des partenaires pour boucher ce gap en attendant que l’Etat se réorganise mieux pour prendre en compte  cette cible au niveau budgétaire », a-t-elle indiqué.

Revelyn SOME

Burkina24

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