CNSS : Les 84 agents passent au sit-in

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« Injustement remerciés par la CNSS », les quatre-vingts et quatre (84) agents recrutés à la suite du tirage au sort effectué par l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi à la date du 20 juin 2018 ne demandent qu’une seule et unique chose : leur « réintégration ».

Sur les pancartes qu’ils brandissent depuis l’intérieur de la cour de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), le message est sans ambiguïté. Pour eux, « trop c’est trop ». En effet, dans neuf jours, cela fera un an que depuis leur recrutement, qu’ils attendent de prendre service.

Pour faire valoir leur droit, ils ont attaqué auprès du tribunal administratif de Ouagadougou le 19 septembre la décision de suspension « à titre conservatoire l’emploi et la formation des candidats admis au test de recrutement suivant communiqués des 20 et 3 juillet 2028 » en date du 25 juillet par le directeur général Lassané Sawadogo.

Les nouvelles recrues obtiendront gain de cause. Le tribunal a ordonné le 5 novembre 2018  la suspension du directeur de la CNSS qui a interjeté  l’appel de cette ordonnance. Statuant en appel, le Conseil d’Etat a entériné la décision du juge administratif. Cette décision contraint la Caisse nationale de sécurité sociale à intégrer les agents préalablement recrutés. Elle s’engagea dans un pourvoi en cassation. Statuant à nouveau, le Conseil d’Etat a rejeté le pourvoi de la CNSS le 14 février 2019.

« Après l’annulation du directeur général, nous avons attaqué la décision devant le juge qui a suspendu ladite décision. La conséquence qui s’imposait, c’était la réintégration des agents. (…). Nous avons utilisé toutes les voies de droit qui ont été bloquées par ces mêmes dirigeants qui ne veulent pas voir cette décision exécutée », s’étonne Aboubakari Siri, porte-parole des « 84 agents qui ont été injustement remerciés par la CNSS ».

Tout ce qu’ils réclament à présent : Le « respect de l’autorité de la justice et la réintégration par voie de conséquences les 84 agents qui aujourd’hui ont sous la main une décision exécutoire ». C’est estimant que la direction de la Caisse ne leur donne « plus autre choix que de passer à la vitesse supérieure » qu’ils ont opté pour le format sit-in à l’intérieur de la cour abritant la CNSS.

Les 84 agents prévoient « demeurer », « dormir à la CNSS » jusqu’à leur rétablissement dans leurs droits. « Demain on sera là. Après demain on sera là. Si jusqu’au mardi prochain le directeur général ne fait rien, si les autorités de la République ne font rien pour donner une solution à cette affaire, on sera obligé de faire descendre à la fois, les parents, les proches de ces 84 agents », prévient leur porte-parole.

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