Laurent Gbagbo, le Président qui a marqué les frères Paré

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Depuis le vendredi 7 juin 2019, les arbitres jumeaux, Lassina et Losseni Paré célèbrent le jubilé de près de 20 ans de carrière. Si les différents voyages leur ont permis de rencontrer plusieurs dirigeants, ils ont surtout été marqués par l’ancien Chef d’État ivoirien Laurent Gbagbo.

« Nous gardons le souvenir d’un très grand Laurent Gbagbo. La politique ce n’est pas notre problème mais le sport nous a rapprochés. On a eu la chance pour aller Abidjan pour faire la finale de la Coupe de Côte d’Ivoire. C’est le Président Laurent Gbagbo qui a présidé ce match. On lui a surement soufflé que nous étions des jumeaux. Après la remise des médailles, il est venu nous saluer et il nous a demandé si on avait le temps le lendemain. Nous avons dit qu’il n’y avait pas de problème.

Invités à la fête d’indépendance de Côte d’Ivoire

On nous a alors envoyés des cartes d’invitations dans notre chambre. Le lendemain matin à 6 heures, on s’est retrouvé à la place de la République pour la fête de l’indépendance. Nous avons fêté l’indépendance  avec la toute nation ivoirienne », raconte Losseni Paré. L’invitation est effectivement arrivée dans la chambre d’hôtel de ces deux frères jumeaux. Après la cérémonie, les frères jumeaux et le deuxième assistant qui les suivait ont participé au déjeuner avec le président Gbagbo.

« Nous avons mangé avec le Président de la République, ses ministres et tous ses invités. Après cela, nous avons été dans son salon, nous les arbitres plus le commissaire qui était sur le match. Nous avons beaucoup discuté et nous avons lié amitié. Les Étalons devaient jouer contre les Éléphants de Côte d’Ivoire.

Invités pour un match international

Il avait promis de nous inviter pour ce match  (Côte d’ivoire vs Burkina; 5-0) et effectivement l’invitation est venue, mais moi j’étais blessé, j’avais un pied dans le plâtre, je n’ai pas pu aller. Mon frère et Diabi sont allés, ils sont revenus me dire tout le bien qu’il leur a fait. Il était prêt, honnêtement, à m’évacuer pour me soigner mais il dit qu’il a un peu peur de ce que ça va donner comme résultats diplomatiques au niveau des autorités du Burkina. Il a beaucoup hésité », se souvient encore Losseni Paré.

A l’époque, le contexte socio-politique était tendu entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. Ce qui n’a pas facilité l’évacuation de Losseni Paré qui avait eu une fracture au pied. « Néanmoins, il a laissé une enveloppe pour que je puisse me soigner. Ce sont des choses qu’on ne peut pas oublier », insiste le frère Paré.

Les frères jumeaux réfléchissent à un moyen de lui témoigner leur reconnaissance.

Boukari OUEDRAOGO

Burkina24

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