Centre universitaire polytechnique de Dori : L’UGEB dénonce une répression des étudiants

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Le comité exécutif de l’UGEB et le comité d’initiative de Dori étaient face à la presse  ce vendredi 14 juin 2019, pour dénoncer la situation qui prévaut au sein du centre universitaire polytechnique de Dori  entraînant la suspension des cours du 10 juin jusqu’à nouvel ordre.

En conférence de presse à Ouagadougou ce vendredi, le comité exécutif de l’UGEB et le comité d’initiative de Dori ont dénoncé la suspension des cours au Centre universitaire polytechnique de Dori. Celle-ci est consécutive à une intervention des forces de l’ordre le 6 juin en rapport avec une évaluation sur laquelle les étudiants et l’administration de l’établissement universitaire n’arrivaient pas à accorder leurs violons. 

« Tout a commencé le 17  mai 2019 lorsque le chargé de mission a fait sortir une note pour dire qu’il devait se tenir 2 évaluations dans la semaine du lundi 3 juin au samedi 8 juin.

Les étudiants avaient déjà convenu avec toute l’administration que les évaluations pour le semestre  devraient se tenir en seule administration étant donné que les cours ont été pris dans les conditions assez difficiles. Donc il était assez bon qu’on puisse revoir les évaluations du S2. C’était une entente entre l’administration et les étudiants.

Contre toute attente, le chargé de mission est venu imposer 2 évaluations dans la semaine du lundi qu samedi dernier. Les étudiants sont rentrés en contact avec l’administration pour plaider, pour que l’administration puisse repousser le devoir du jeudi au samedi, chose qui a été refusée par le chargé de mission qui a dit que si les étudiants refusaient de composer, il allaient leur coller ‘0/20’ et lui il allait venir personnellement  faire intervenir les forces de sécurité sur le terrain.

Ce qui a été fait. Le jeudi 6 juin, le chargé de mission est venu au sein de l’université, accompagné d’une vingtaine (d’éléments) de  compagnie républicaine de sécurité. On a constaté effectivement que c’est lui-même qui faisait l’appel et demande aux étudiants de rentrer dans la salle.

Le constat fait est que seulement 14 étudiants sont rentrés dans la salle et plus de 200 étudiants sont restés hors de la salle.

Et par la suite que le chargé de mission a demandé aux forces républicaines de mater nos camarades. Ce qui a occasionné 25 étudiants bastonnés et envoyés au niveau du camp CRS où ils seront interrogés et intimidés.

On a constaté 5 blessés. Quelques jours après, le chargé de mission va conduire les forces de sécurité dans les domiciles de certains étudiants pour les faire arrêter et interroger. Hier on avait un camarade qui devait venir  participer à cette conférence de presse.

Au poste du péage, on l’a fait descendre par les forces de police qui étaient au niveau du péage et il n’a pas pu faire le déplacement ».

Danouma Ismaël Traoré, président de l’UGEB

Condamnant l’intervention des forces de sécurité, l’UGEB et le comité d’initiative “exigent la reprise sans condition de l’évaluation du 6 juin 2019“.

Le président de l’UGEB, en soulignant les conditions difficiles dans lesquelles vivent les étudiants de Dori à travers la programmation des cours et des devoirs,  est revenu sur les conditions de vies des étudiants dans cette localité du Burkina.

Il affirme que le centre universitaire polytechnique de Dori est érigé dans un point reculé de la ville, sans cité universitaire, sans restaurant, ni moyen de transport à la disposition des élèves ni bibliothèque ni connexion. 

 Saly OUATTARA

Burkina24

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