Contestation autour du trône de Banfora : Djaffar déclare s’en démarquer

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Le guide spirituel de la Consécration des trois testaments Djaffar Hema Ouattara n’a pas d’allié dans la crise de succession au trône du défunt chef de canton de Banfora. Il l’a fait savoir au cours d’une conférence de presse tenue le vendredi 14 juin 2019 à Bobo-Dioulasso.

Ces derniers jours, un message sonore circule sur les réseaux sociaux. Dans cet audio, il est question d’un appel lancé par le guide spirituel de la consécration des trois testaments Djaffar Hema Ouattara à une vive participation des filles et fils de la commune de Banfora à « soutenir le projet de destitution du successeur du défunt chef de canton de Banfora Fadouga 2, au profit d’un autre membre de la famille », raconte une voix d’homme. Il s’agirait de celle d’un certain Adama Ouattara, un adepte du Guide spirituel Hema Djaffar Ouattara.  Sauf que ce dernier s’enregistre en faux : « Je n’ai lancé aucun appel à la mobilisation pour destituer ou introniser qui que ce soit à la chefferie de canton », affirme Djaffar.

« C’est au gouvernement de mettre fin à ce trouble »

Le prêcheur dit ne  pas s’intéresser aux affaires coutumières. « Chacun a son domaine d’intervention et le mien consiste à la consécration des trois testaments que sont la Torah, la Bible et le Coran ». Pour le guide, bien que convaincu de sa foi, un musulman digne de ce nom se doit de respecter la croyance des autres. D’où son étonnement de ce « manque de respect » envers les mânes des ancêtres.

Après la mort  du chef Fadouga  courant l’année 2018, son troisième fils a été intronisé  le 15 avril 2019 à la chefferie de canton de Banfora « sur la base de certains  rituels ». Mais la légitimité du nouveau chef  Fadouga 2 sera remise en cause par une partie de la famille qui penche plutôt pour l’oncle du nouveau chef. «  Si vous ne croyez plus à la tradition, vous n’avez qu’à arrêter tout simplement au lieu de déformer les révélations du poulet », clame Djaffar qui invite alors le gouvernement à mettre fin à ce trouble d’un genre nouveau.

Aminata SANOU

Correspondante de Burkina 24 à Bobo-Dioulasso

Rédaction B24

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