Éducation au Burkina : « Ce qui est déjà fait n’est pas mal » ( Roch Kaboré)

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La commune de Sandogo a abrité la cérémonie de lancement des travaux de construction de 100 écoles. Un lancement qui a été fait par le président du Faso ce samedi 15 juin 2019. La construction de ces écoles entièrement financée par la république populaire de Chine va profiter à cinq régions et coûtera 5,8 milliards de francs CFA.

Avec 4353 classes sous paillotes répertoriées en 2015, l’objectif voulu par la construction de ces 100 écoles dans les régions est de contribuer, d’ici fin 2019, à réduire de 57,70% le nombre d’écoles dans cette situation. Le défi c’est donc d’atteindre 2512 salles de classes sous paillotes résorbées. « Sous la pression de la forte demande de scolarisation, de nouvelles classes sous paillote s’ouvrent en même temps que nous résorbons l’existant. Ce qui fait de la cible « zéro paillote » un défi encore plus énorme », a déploré le ministre de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales, le Pr Stanislas Ouaro.

La construction de ces écoles rentre dans le cadre de la consolidation des relations qui existent entre les deux pays. « Les fruits sont visibles, concrets et porteurs d’espoir », a indiqué le Pr Stanislas Ouaro. Il n’a d’ailleurs pas tardé à exprimer la satisfaction de son département et celle du peuple burkinabè. « Aujourd’hui c’est une fête pour les écoliers bénéficiaires. C’est aussi un grand moment d’amitié entre mon pays natal, la république populaire de Chine et mon pays de résidence, le Burkina Faso. La mise en œuvre de ce projet marque un pas de plus dans la marche à deux entre la république populaire de Chine et le Burkina vers une amitié forte, indivisible et éternelle », s’est exprimé l’ambassadeur de la république de Chine au Burkina, Li Jian. Il a par ailleurs mis l’accent sur la qualité des écoles qui seront livrées et a promis des missions de contrôle et de suivi des travaux.

« Les programmes que nous définissons sont des programmes qui concernent des combats de longue durée. Le combat pour le développement n’est pas un combat qui peut-être quantifié dans un délai. C’est un travail permanent et constant parce que nous devons aussi être conscients que nous avons une démographie qui est assez importante. On a un besoin de toujours travailler à faire de sorte qu’il y ait des écoles et je pense que ce qui est déjà fait n’est pas mal. Nous nous sommes acharnés sur cette question »

(Roch Marc Christian Kaboré)

Ces 100 écoles seront réparties entre 5 régions que sont le Plateau-Central, les Hauts-Bassins, le Centre-Ouest, le Nord et de la Boucle du Mouhoun. Elles seront totalement équipées et électrifiées avec de l’énergie solaire. 300 latrines seront également construites au profit des enseignants et des élèves. Pour le reste des populations, 100 forages ont été aussi inscrits dans ce projet. Rendez-vous dans 5 mois pour la livraison des différentes infrastructures.

Basile SAMA

Burkina 24

 

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