Budgétisation sensible au genre : la Confédération paysanne du Faso (CPF) forme ses partenaires

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La prise en compte du genre est désormais un enjeu primordial pour les différentes associations de développement. Dans ce cadre, la Confédération paysanne du Faso (CPF) forme ses partenaires sur la budgétisation sensible au genre. Cette formation a débuté le mardi 18 juin 2019 à Ouagadougou et prend fin ce mercredi 19 juin 2019.

L’expert Hermann Doanio a assuré la formation

« Cette formation va consister à donner les outils pratiques sur la prise en compte du genre dans l’approche de budgétisation. Il s’agit de doter ces structures en charge de la politique publique  d’outils pour analyser les questions d’inégalités». C’est par ces mots que Hermann Doanio, spécialiste en question de genre du Centre d’étude et de recherche appliquée en finance publique, situe l’objectif de la formation. Celle-ci est initiée par la Confédération paysanne du Faso (CPF) au profit de ses partenaires et membres.

Contribuer à la prise en compte du genre

Cette formation, selon ses explications, consiste à harmoniser d’abord les points de vue sur l’approche genre. Il s’agit d’identifier les définitions données par le Burkina Faso dans la politique nationale sur le genre adoptée en 2019. Ensuite, il  s’agit également d’harmoniser les points de vue sur la définition donnée par le Burkina Faso dans la politique nationale sur le genre adoptée en 2019.

Les 30 participants analyseront également les déclinaisons du concept dans le programme national du secteur rural. En effet, un grand nombre de femmes intervient dans ce secteur selon Monsieur Douanio. Tout cela contribuera à la prise en compte du genre dans les différents programmes. « Après cette formation, nous attendons que les organisations de la CPF puissent prendre en compte sa mise en œuvre et permettre de faire des plaidoyers pour que l’aspect genre soit pris en compte », affirme Monsieur Doanio.

Pour la mise en place de programmes de plaidoyers

Lydie Tapsoba/Yaguibou, membre du collège des sages de la CPF, explique que cette formation vient combler un vide. « On dit que le genre est pris en compte dans beaucoup de domaines mais dans la réalité, on ne sait même pas comment faire pour qu’ils soient pris en compte », avoue Lydie Tapsoba/Yaguibou.

Selon elle, ces femmes manquent souvent de connaissances pour monter des dossiers et rechercher des financements. C’est un point que cette formation va contribuer à résoudre. « Avec cette formation, les femmes sauront comment faire des plaidoyers, comment monter les dossiers », espère Lydie Tapsoba/Yaguibou. Pour permettre aux participants de mieux assimiler la formation, des travaux en  groupes sont prévus. Après cela, les femmes seront attendues sur le terrain.

Boukari OUEDRAOGO

Burkina24

 

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