Carthage dance : « Des maux de nous » portés sur scène par Irène Tassembedo

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Attendue à la deuxième édition de Carthage dance, la compagnie de la Burkinabè Irène Tassembodo était sur la scène ce jeudi 20 juin 2019 à quelques heures de la clôture du festival qui avait débuté le 14 juin dernier.

« Des maux de nous », des maux de femmes. Les corps marqués à jamais, des mamans trop jeunes, l’inexpérience, des bébés perdus, l’injustice et la violence. Des maux que les jeunes comédiennes de la compagnie Irène Tassembedo incarnent sur scène.

 

 

Les maux sont ici exprimés par le corps. Dans la pénombre du théâtre « Al Hamra » de Tunis, vêtues de  jupes longues rouges et bustiers noirs, les trois jeunes danseuses, Florence Gnarigo, Tatiana Gueria Nade et Kallou Victoire Zegbu portent les douleurs des femmes dans l’expression corporelle.

Les musiques de Baba Cissoko, Jean Philippe Rikyel et Arvo résonnent et viennent supporter la matière chorégraphique, qui est tantôt remplacée  par un silence tantôt des cris de détresse. Mais le combat pour vivre est encore permis, l’espoir peut renaître.

« Nous connaissons cette grande dame au pays. C’est un plaisir de venir pour assister à ce spectacle. Bien que profane dans la matière chorégraphique, on était capté. On a vu que c’était un spectacle de valeur », dit Bassirou Sana, chargé de service consulaire à l’ambassade du Burkina Faso en Tunisie.

N’ayant pas pu effectuer le déplacement, la chorégraphe, en France pour d’autres engagements, est secondée par son assistant chorégraphe, Florent Nikiéma.

Irène Tassembedo est l’une des grandes figures de la chorégraphie moderne de l’Afrique contemporaine. Il y a plus de 30 ans, elle développe un travail chorégraphique original alliant danse contemporaine et danse africaine, s’inscrivant dans le temps présent, tout   en réinventant le langage de la danse.

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