Certification et normes : L’ABNORM sensibilise les acteurs des Cascades

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La région des Cascades, une zone à forte potentialité de production et de transformation, pourra mieux se développer si ses acteurs économiques se conforment aux normes de la certification. C’est le message qui leur a été apporté par l’Agence Burkinabé de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM) au cours d’un atelier tenu le mardi 25 juin 2019 à Banfora.

Une meilleure position des produits Made in Banfora dans le marché national et hors de nos frontières,  ce sont, entre autres, des avantages qui peuvent s’offrir à la région des Cascades. Pour y parvenir, les acteurs économiques de ladite région doivent s’ériger en  entreprises fiables à travers la certification des normes de l’excellence requises par l’Agence Burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM).  D’où l’organisation d’un atelier d’information et de sensibilisation à l’endroit des entrepreneurs et des associations de transformateurs de la région des Cascades.

Plusieurs thématiques ont été présentées au cours de cette session. Entre autres, la présentation de l’infrastructure qualité de l’ABNORM, les enjeux de la normalisation, du contrôle qualité et du contrôle métrologique.

Car, « c’est bien de savoir l’existence de la métrologie et des normes de qualité, mais c’est encore mieux de connaitre les avantages qu’elles offrent aux entreprises et aux consommateurs », explique le Directeur général de l’ABNORM Issa Sawadogo. Pour lui, « la certification constitue un feu vert » pour les entreprises soucieuses de leur croissance. Pour exemple, il a cité le prix de la qualité de la CEDEAO qui sera organisé très bientôt. Les procédures de contrôles métrologiques ont été expliquées.  Il s’agit d’une vérification des mesures indiquées sur le produit. Toute tentative de tromperie des consommateurs est sanctionnée conformément à la loi 016.

La non-conformité de l’instrument de mesure  est sanctionnée par le paiement d’une somme allant de 1 million à 1 milliard de francs CFA ou une peine d’emprisonnement de de 1 à 2 ans. Le refus de payer les taxes de contrôles est aussi sanctionné conformément à la loi.

Cette séance de sensibilisation a retenu l’attention des participants qui ont alors soumis leurs préoccupations. Les associations de transformation de beurre de karité sont confrontées à l’absence d’un outil de mesure adéquat (à cause de la non maitrise du poids de ce produit qui devient plus léger avec le temps).

Les transformateurs de mangue à leur tour déplorent l’absence d’un outil d’analyse de la qualité de leurs produits. La qualité des mangues séchées selon leurs témoignages est jugée par leurs partenaires de l’extérieur.

Une situation inconfortable pour les acteurs de cette filière. Les producteurs eux sont confrontés à l’achat des produits bords champs qui suppose une vente aux tas.  Le DG de l’ABNORM a jugé cette « situation peu bénéfique pour les producteurs et d’ailleurs interdite par la loi ». Avant de clore la session, il a promis que des solutions seront trouvées aux difficultés citées.

Aminata SANOU

Correspondante de Burkina 24 à Bobo-Dioulasso

Rédaction B24

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