Libye : Une quarantaine de migrants tués dans un centre de détention

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Au moins quarante migrants ont trouvé la mort après des frappes aériennes près de Tripoli la capitale libyenne le mardi 2 juillet 2019. Ce sont principalement des Africains. Quatre-vingt d’entre eux ont été grièvement blessés.

L’armée loyale au général Khalifa Haftar ainsi que le gouvernement d’union nationale reconnu par la communauté internationale  ont tous les deux rejeté la responsabilité de ce raid.

Alors que les hommes du général Khalifa tentent de se dédouaner, expliquant n’avoir pas attaqué ce centre de détention, le gouvernement d’union nationale quant à lui a dénoncé dans un communiqué “un crime odieux”, attribuant l’attaque au “criminel de guerre”, Khalifa Haftar qui depuis un trimestre multiplie les offensives en vue de s’emparer de la capitale libyenne, Tripoli.

Les secours estiment, par ailleurs, que le bilan de quarante (40) morts et de quatre-vingt (80) blessés pourrait s’alourdir car ce sont 120 migrants qui étaient détenus sous ce hangar qui ont essuyés la force de ces frappes aériennes. Ils expliquent que les fouilles se poursuivent dans l’espoir de retrouver d’éventuels survivants dans les décombres.

Les soupçons sont tournés vers le camp du Général Kahlifa Haftar qui récemment avait annoncé une série de raids aériens sur Tripoli et la banlieue de Tajoura visant des camps militaires du gouvernement d’union.

Cet incident est l’illustration du danger que courent les nombreux migrants en provenance des pays de l’Afrique de l’Ouest et en partance pour l’Europe via la Libye et la méditerranée. Interpelés, ils sont placés en détention  en Libye.

Les Nations Unies, qui dénoncent ces conditions de détention, estiment à 3.500 migrants et réfugiés dans des camps de détention près des zones d’affrontements.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

Source : BBC Afrique

 

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