Présidentielle 2020 : « Nous n’avons pas besoin de consulter les fétiches pour savoir que KDO est l’arme redoutable »

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Le Mouvement et l’initiative Kadré Désiré Ouédraogo ont organisé une conférence de presse à leur siège à Bobo-Dioulasso.

Après avoir fait la genèse de la situation qui prévaut au sein du CDP, ils ont exprimé leur soutien à Kadré Désiré Ouédraogo et demandé la démission de Eddie Komboïgo de la présidence du CDP.

L’ex maire de la commune de Bobo-Dioulasso Salia Sanou et d’autres têtes de proue du CDP étaient au présidium de cette conférence organisée par le Mouvement et l’Initiative Kadré Désiré Ouédraogo. Dans leur déclaration liminaire, le Docteur Salifou Ouédraogo a dépeint une situation peu reluisante de la présidence de Eddie Komboïgo. Entre autres, «le non-respect des textes du parti, la dictature caractérisée par l’affectation de certains militants au BEN malgré eux. D’autres par contre ont été enlevés de leurs postes en dépit de leur bon militantisme», affirme-t-il. Cela avant de demander sa démission pure et simple de la tête du parti.

« Roch n’est pas n’importe qui »

Toujours selon le Docteur Salifou Ouédraogo, les membres du Mouvement et de l’Initiative Kadré Désiré Ouédraogo sont des opposants qui ne veulent plus être opposants en 2020. Pour cela, « nous n’avons pas besoin de consulter les fétiches de Kankalaba ou des Banwa pour savoir que Kadré Désiré Ouédraogo est l’arme redoutable qu’il nous faut pour arracher le pouvoir des mains de Roch», qui, diront-ils, « n’est pas n’importe qui ».

Autres éclaircissements apportés : « la sollicitation de la candidature de KDO ne provient pas des seuls militants du CDP, elle transcende les clivages politiques », a confié le porte-parole Salifou Ouédraogo. Aussi, l’idée selon laquelle l’ex-maire de Bobo-Dioulasso Salia Sanou s’oppose à la responsabilisation des jeunes a été balayée du revers de la main.

A son retour de la prison, il n’aurait jamais cherché à briguer le poste de Secrétariat général du CDP dans la région.

« Nous avons besoin du CDP »

De toutes les manières, « il est impossible d’envisager tout développement avec une politique qui ne prend pas en compte les différentes couches sociales. On ne peut pas parler de démocratie et de développement dans une société où les jeunes sont à part, les femmes à part et les vieux à part », martèle pour sa part Mathieu Sanou.

Malgré les problèmes  cités, les conférenciers n’entendent pas quitter leur famille d’origine. « KDO ne sera pas candidat sous la bannière du CDP. Mais nous avons besoin du CDP. Ce qui amène un chef de famille à ne pas quitter sa femme pour sa maitresse, c’est cette meme raison qui fait que nous ne voulons pas quitter le CDP pour créer autre parti », conclut le Docteur Salifou Ouédraogo.

Aminata Sanou
Correspondante de Burkina 24 à Bobo-Dioulasso

Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

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